SYNDICAT NATIONAL DES PERSONNELS DE DIRECTION
DE L'ÉDUCATION
NATIONALE
21 rue Béranger
Tél. : 01 49 96 66 66
Fax : 01 49 96 66 69
C O M M U N I Q U É D
E P R E S S E :
Le
SNPDEN tire un premier bilan de la reconquête du mois de juin.
L’expérience de
« reconquête du mois de juin » dans les lycées dans plusieurs
académies et départements est à apprécier de manière positive, mais le bilan
est mitigé et des améliorations sont nécessaires.
La première leçon est qu’il a
été possible de faire bénéficier les lycéens des enseignements prévus jusqu’au
13, voire au 20 juin selon les cas, grâce à des mesures d’aménagement et à la
mobilisation des personnels.
La seconde leçon est que les
contraintes de calendrier de fin d’année ne sont pas liées seulement au
baccalauréat, mais aussi et surtout à l’ensemble des opérations prévues :
autres examens, conseils de classe, orientation, affectation en seconde et dans
les autres classes, préparation de la rentrée suivante et mouvements
académiques des personnels enseignants.
La troisième leçon est que,
dans les conditions actuelles, sans simplification des examens et sans
rationalisation des procédures d’orientation et d’affectation, il est apparu
qu’au-delà du 13 juin les effets négatifs, retards et risques d’erreur se sont
dangereusement multipliés.
En-dehors des circonstances
exceptionnelles qui ont permis la mobilisation des personnels de direction et
particulièrement des proviseurs adjoints, pour mettre en place des solutions
avec l’aide des services académiques, mais de manière parfois rocambolesque et
avec des équipes administratives insuffisantes, la régularité des procédures et le service rendu au public auraient pu être
gravement mis en cause.
Les familles ne comprendraient
pas, si l’on allait trop loin dans cette voie par excès de zèle,
l’impossibilité de disposer, fin juin et avant les congés d’été, des
informations concernant l’inscription de leurs enfants, ni le retour prévisible
aux rentrées perturbées par les affectations tardives d’enseignants.
De plus, les 4 académies et les
2 départements expérimentaux ne représentent qu’un peu plus de 10% du public
scolaire concerné ; aucune des quatre ne figure dans les grosses
académies, où ces difficultés sont encore plus difficiles à gérer.
Le SNPDEN demande au ministère
d’engager, à partir des leçons de l’expérimentation de juin 2008, des
discussions concrètes et approfondies avec les représentants des personnels
pour permettre que l’expérience ne s’arrête pas en chemin et que la fin de
l’année scolaire, mais aussi la préparation de la rentrée, puissent se dérouler
plus normalement.
Paris,
le 26 août 2008