SYNDICAT NATIONAL DES PERSONNELS DE DIRECTION

DE L'ÉDUCATION NATIONALE

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75003 PARIS

 

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C O M M U N I Q U É   D E   P R E S S E :

 

Le SNPDEN tire un premier bilan de la reconquête du mois de juin.

 

L’expérience de « reconquête du mois de juin » dans les lycées dans plusieurs académies et départements est à apprécier de manière positive, mais le bilan est mitigé et des améliorations sont nécessaires.

 

La première leçon est qu’il a été possible de faire bénéficier les lycéens des enseignements prévus jusqu’au 13, voire au 20 juin selon les cas, grâce à des mesures d’aménagement et à la mobilisation des personnels.

 

La seconde leçon est que les contraintes de calendrier de fin d’année ne sont pas liées seulement au baccalauréat, mais aussi et surtout à l’ensemble des opérations prévues : autres examens, conseils de classe, orientation, affectation en seconde et dans les autres classes, préparation de la rentrée suivante et mouvements académiques des personnels enseignants.

 

La troisième leçon est que, dans les conditions actuelles, sans simplification des examens et sans rationalisation des procédures d’orientation et d’affectation, il est apparu qu’au-delà du 13 juin les effets négatifs, retards et risques d’erreur se sont dangereusement multipliés.

 

En-dehors des circonstances exceptionnelles qui ont permis la mobilisation des personnels de direction et particulièrement des proviseurs adjoints, pour mettre en place des solutions avec l’aide des services académiques, mais de manière parfois rocambolesque et avec des équipes administratives insuffisantes, la régularité des procédures et le service rendu au public auraient pu être gravement mis en cause.

 

Les familles ne comprendraient pas, si l’on allait trop loin dans cette voie par excès de zèle, l’impossibilité de disposer, fin juin et avant les congés d’été, des informations concernant l’inscription de leurs enfants, ni le retour prévisible aux rentrées perturbées par les affectations tardives d’enseignants.

 

De plus, les 4 académies et les 2 départements expérimentaux ne représentent qu’un peu plus de 10% du public scolaire concerné ; aucune des quatre ne figure dans les grosses académies, où ces difficultés sont encore plus difficiles à gérer.

 

Le SNPDEN demande au ministère d’engager, à partir des leçons de l’expérimentation de juin 2008, des discussions concrètes et approfondies avec les représentants des personnels pour permettre que l’expérience ne s’arrête pas en chemin et que la fin de l’année scolaire, mais aussi la préparation de la rentrée, puissent se dérouler plus normalement.

 

Paris, le 26 août 2008