Métier/Education et pédagogie – Congrès Colmar mai 2018

Motion : Alternance
(traitée en commission mixte métier / éducation et pédagogie)
En lien avec les motions des commissions « éducation et pédagogie » et « métier », votées en CSN de novembre 2017, le SNPDEN-UNSA réuni en congrès à Colmar :
– réaffirme que l’enseignement professionnel fait partie intégrante de l’Éducation nationale  et qu’il convient de développer l’apprentissage dans le cadre des CFA et des UFA publics pilotés par des personnels de direction ;
– rappelle qu’il est favorable à la diversité des voies et statuts de formation en EPLE afin d’offrir une meilleure fluidité et une sécurisation des parcours des apprenants.
Pour que la mixité des parcours et des publics soit effective et optimale, le SNPDEN-UNSA demande que :
– les apprentis soient comptabilisés dans les effectifs pour tous les calculs de moyens ;
– tous les élèves et apprentis soient accompagnés pour l’obtention d’une attestation de compétences, d’un diplôme ou la possibilité d’une poursuite d’études ayant pour objectif l’insertion professionnelle ;
– le service des enseignants intègre les trois voies (scolaire, continue et alternance) afin de pérenniser au mieux l’ensemble des formations ouvertes aux trois types d’apprenants ;
– les équipes enseignantes soient accompagnées par les corps d’Inspection pour appréhender les différents publics.
Vote du congrès : unanimité  


Education et pédagogie – CSN mai 2004

L’ouverture vers les formations professionnelles et les métiers devrait concerner le plus grand nombre possible d’élèves parce qu’elle fait partie de l’éducation d’un futur citoyen.
Or on constate qu’actuellement 2 à 17 % des élèves selon les académies sont concernés par les dispositifs d’alternance. Les résultats sont mitigés :
• L’alternance s’adresse souvent en priorité aux élèves perturbateurs. Pour ceux qui ont des difficultés scolaires, ils sont dans l’impossibilité de suivre tous les enseignements d’une classe de collège et leur retard scolaire ne peut que s’accroître dans un dispositif d’alternance. De plus, dans certains cas, certains élèves qui ont intégré ce dispositif, ne sont pas admis en lycée professionnel l’année scolaire suivante, faute d’un dossier scolaire suffisant. Ils sont donc pénalisés.
• L’alternance peut redonner le goût du travail scolaire à certains jeunes et leur permettre de redonner sens à leur scolarité.
L’alternance proposée à des élèves de collège ne peut pas constituer la réponse exclusive aux problèmes de difficultés scolaires. Elle doit s’inscrire dans le cadre de la diversification des pratiques pédagogiques et des parcours. Elle peut être une réponse pédagogique, le suivi doit être en ce cas le plus individualisé possible, les objectifs parfaitement définis et les moyens de sa mise en œuvre garantis.
En aucun cas, l’alternance ne doit déboucher sur une « filiarisation » plus ou moins avouée. Partout en Europe, on s’aperçoit en effet qu’une orientation précoce vers des voies professionnelles donne au niveau d’une génération de moins bons résultats qu’une formation commune (enquête Pisa).
Il faut ainsi éviter une logique de gestion de flux d’élèves et privilégier une réflexion sur les méthodes d’apprentissage, répondre dans le cadre de l’autonomie de l’établissement et refuser la création de structures qui vont se transformer en filières.
Vote du congrès : Texte adopté moins 2 contre et 5 abstentions  

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