Education et pédagogie – CSN – janvier 2020

Motion 12 : Les attendus du supérieur
La nouvelle organisation du cycle terminal du lycée impose aux élèves de réaliser des choix d’enseignements de spécialité en classes de 1ère et terminale pour la construction de leur parcours « Bac-4/ Bac+3 ».
Dès la fin de la classe de 2nde, le lycéen doit ainsi pouvoir mesurer les véritables enjeux des choix opérés au regard des compétences et connaissances attendues dans les formations de l’enseignement supérieur.
Le SNPDEN-UNSA constate que le manque de précision des attendus du supérieur pour l’an 3 de Parcoursup ne permet pas aujourd’hui aux élèves et à leur famille de faire des choix d’enseignements de spécialité éclairés. Cela risque d’aggraver encore les inégalités dans l’accès aux différents parcours de formation selon les origines sociales de chacun.
Le SNPDEN-UNSA demande que les attendus des formations de l’enseignement supérieur soient rapidement communiqués en toute transparence à l’ensemble des acteurs.
Motion votée à l’unanimité par le CSN

Motion 13 : Evolution des parcours en enseignement supérieur
Dans le cadre la réforme du lycée bac 2021 et de la loi ORE, le SNPDEN-UNSA rappelle qu’il est un partenaire incontournable ès qualité ou via sa fédération Unsa-Education dans le cadre des instances du supérieur telles que CPGE, CNESER, CSLMD…

Le SNPDEN-UNSA veillera à favoriser des parcours d’excellence pour tous les bacheliers. Il sera également vigilant :
– à la mixité sociale des futurs étudiants de CPGE,
– à l’information apportée dès février 2020, par les établissements d’accueil des formations post bacs. La connaissance précise de ces attendus aidera les élèves de Première dans leur choix d’orientation (conservation des 2 ES en Terminale) et leur fournira des éléments pour choisir une éventuelle option (mathématiques expertes, mathématiques complémentaires, droit et grands enjeux du monde contemporain).
– aux modifications des concours (Pass, Las, Prépa véto…) pour mieux informer nos élèves et contribuer à la réussite de tous.
Motion votée par 186 pour et 1 abstention


Education et pédagogie – CSN – janvier 2019

Motion 9 : Parcoursup an 2

Le SNPDEN UNSA restera attentif à la mise en œuvre de Parcoursup. Dans le but d’un meilleur fonctionnement, il demande que :
– la fiche avenir soit réellement simplifiéecomme cela a été annoncé,
– l’articulation et la cohérence entre les enseignements du lycée et les choix d’orientation en études supérieures soient explicitées,
– les critères d’admission et de classement dans l’enseignement supérieur soient transparents et connus.

Vote du CSN : unanimité


Education et pédagogie – CSN – janvier 2019

Motion 8 : Mise en œuvre de la transformation de la voie professionnelle

Le SNPDEN-UNSA regrette une mise en œuvre précipitée de la transformation de la voie professionnelle résultant des délais tardifs de publication des textes et des programmes.

La remontée des TRM dans des délais extrêmement contraints nous oblige à un pilotage par les moyens. Or, il est regrettable de ne pas donner à cette réforme la réflexion pédagogique essentielle à sa réussite.
Par exemple, de nombreuses interrogations pédagogiques et didactiques subsistent entre autres sur le chef-d’œuvre et la co-intervention. En ce sens, des temps de formation et un véritable accompagnement des professeurs par les corps d’inspection sontindispensables.
Le SNPDEN UNSAdénonce les dates tardivesde publication des programmes.

Concernant les familles de métiers, même si ces dernières manquent encore de précisions sur le contenu et les modalités, nous rappelons que le SNPDEN UNSA a demandé dans le cadre de ses mandats précédents (Congrès d’Avignon) une orientation par « grands champs professionnels ». Nous serons attentifs à ce que les élèves puissent effectivement choisir leur spécialité vers le cycle première/terminale, dans le cadre des contraintes de l’établissement.

Vote du CSN : unanimité


Education et pédagogie – Congrès Colmar – mai 2018

MOTION 9 : Voie professionnelle, voie d’insertion, voie d’excellence.

Le SNPDEN UNSA s’interroge sur la mise en œuvre des dispositions contenues dans le rapport Marcon/Calves et les 20 mesures de la réforme de l’apprentissage. Il rappelle son attachement à la voie professionnelle ayant pour objectifs l’emploi, la poursuite d’études ainsi que la formation tout au long de la vie quel que soit le statut de l’apprenant.

Le SNPDEN UNSA attire l’attention sur l’inadaptation d’une généralisation de dispositifs clés en mains, qui ne tiendraient pas compte des différences d’insertion selon les champs professionnels, le bassin d’emploi et  l’implantation des EPLE, lieux incontournables de la formation professionnelle.

En cette période de réflexion entre les régions et les branches professionnelles, les lycées professionnels et les sections d’enseignement professionnel de l’Education Nationale restent les seuls garants d’un enseignement public pérenne et d’une continuité des parcours de formation et de réussite pour tous.

Vote du Congrès :   Pour : Unanimité


Education et pédagogie – Congrès Colmar – mai 2018

Motion 10 : Avenir des CAP.

Les élèves affectés en CAP sont principalement des élèves issus de SEGPA et/ou ULIS collège ou encore ULIS Lycée. Les modalités d’inclusion des élèves des dispositifs d’ULIS Pro en classe de CAP diffèrent d’une académie à une autre.

Le SNPDEN UNSA demande que ces publics à besoins particuliers puissent être accueillis dans des conditions qui leur permettent d’obtenir une attestation de compétences ou selon les élèves, permettent lors d’une troisième année de CAP, de consolider leurs acquis pour passer le diplôme de niveau V et préparer leur insertion professionnelle dans le respect de l’autonomie pédagogique de l’EPLE.

Vote du Congrès : Pour : 239    Abstention : 59         Contre : 16


Education et pédagogie – Congrès Colmar – mai 2018

Motion 13 : Expérimentation Bac pro en STS

Dans le cadre du Parcours Avenir et de la réussite pour tous, le SNPDEN UNSA est attentif aux résultats de l’expérimentation bac pro STS, en termes d’affectation mais aussi de maintien en formation et de réussite à l’examen. Il le sera tout autant pour les élèves de séries technologiques retenus en IUT.
Les contenus de l’ensemble des formations concernées devront être adaptés ainsi que les mises à niveau pour les élèves issus de voie pro.

Le SNPDEN UNSA demande que :
– les quotas soient progressifs et discutés dans le cadre d’un dialogue de gestion entre EPLE et autorité académique,
–  les étudiants bénéficient d’un accompagnement spécifique dès la rentrée. Pour cela des moyens dédiés doivent être attribués aux établissements concernés.

Vote du Congrès : Pour :   300    Abstention : 14


Education et pédagogie – CSN novembre 2017

Motion 5 : L’accès à l’enseignement supérieur
Le SNPDEN UNSA affirme que l’accès à l ‘enseignement supérieur est un enjeu majeur à titre individuel et collectif de notre société pour une élévation des niveaux de qualification et une meilleure adéquation entre les diplômes et l’emploi.
Le SNPDEN UNSA dénonce la consternante dégradation des mécanismes d’accès de nos élèves à l’enseignement supérieur par le dévoiement de l’outil APB.
Le SNPDEN UNSA constate que les projets en cours semblent répondre aux exigences d’une affectation pacifiée dans l’enseignement supérieur par un travail sur les profils et les attendus des formations et par l’ouverture d’une offre plus importante dans certaines filières en tension.
Le SNPDEN UNSA alerte cependant sur les conditions actuelles de faisabilité en ce qui concerne la temporalité de la mise en œuvre des dispositifs et au-delà sur une méconnaissance de la réalité de fonctionnement des lycées et des textes qui les régissent.
L’article L421-2 du code de l’éducation stipule que la préparation de l’orientation relève de l’autonomie de l’établissement.
Les lycées risquent d’avoir de sérieuses difficultés à :
–  désigner deux professeurs principaux en classe de terminale
–  mettre en place deux semaines d’orientation dans les lycées
Le SNPDEN UNSA demande des précisions immédiates sur la mise en œuvre du logiciel d’affectation « ParcourSup ».
Le SNPDEN UNSA tient à réaffirmer le rôle du conseil de classe et du chef d’établissement en matière d’orientation.
Les surenchères rectorales de mise en application de ce plan étudiant doivent cesser.
Vote du CSN : 175 Pour – 9 Abstentions


Education et pédagogie – CSN janvier 2017

Motion 7 : l’avenir des lycéens professionnels en post bac
Le SNPDEN-UNSA demande au ministère qu’une étude précise soit élaborée concernant le devenir des lycéens professionnels dans l’enseignement supérieur et leur insertion professionnelle.
Cela permettra d’objectiver la réussite des élèves de bac professionnel en formation post bac et aux équipes éducatives de mieux les accompagner dans leur choix d’orientation.
Vote du CSN : unanimité moins 1 abstention

Motion 8 : Distinction certificat de fin d’études secondaires du premier grade universitaire.
Le SNPDEN-UNSA rappelle qu’il demande une profonde réforme de l’examen du baccalauréat dans le sens d’une clarification de ses finalités, d’une simplification de son organisation et d’une réelle certification des connaissances et des compétences.
Le SNPDEN-UNSA propose que le cycle terminal vise deux objectifs :
– la validation de la fin des études au lycée par un certificat de fin d’études secondaires délivré sur la base du contrôle continu ou en cours de formation en référence à des standards nationaux ;
– un baccalauréat, premier grade universitaire, sur un nombre limité d’épreuves choisies par l’élève en fonction de ses projets d’orientation post-bac. Le niveau de maîtrise attesté pour chacune des composantes, sans compensation entre elles, de ce premier grade universitaire permettrait de s’orienter dans la formation post-bac choisie.
Vote du CSN : unanimité moins 6  abstentions

Motion 9 : continuité enseignement secondaire, enseignement supérieur
Le SNPDEN-UNSA, très attaché à la promotion de la notion bac-3 / bac+3, demande, que sous l’autorité des recteurs, chanceliers des universités, les commissions académiques veillent à mettre en place des mesures réellement fonctionnelles pour faire vivre la loi ESR et permettre de lutter efficacement contre l’échec en L1.
Le SNPDEN UNSA propose :
– des conventions lycée / EPSCP vivantes et généralisées pour les STS qui permettent un véritable partenariat,  afin de mieux préparer les lycéens aux études supérieures ;
– la création d’un conseil réunissant les lycées et les universités ;
– des détachements d’enseignants facilités dont des échanges de services entre le secondaire et le supérieur ;
– des enseignements dont les contenus et les méthodes se font de part et d’autre sur la continuité du bac -3/bac+3 ;
– une identification et une harmonisation des prérequis (compétences, savoirs disciplinaires…) nécessaires pour réussir dans l’enseignement supérieur.
Vote du CSN : unanimité moins 2  abstentions


Education et Pédagogie – Congrès d’Avignon – Mai 2015

Motion 8
Le Congrès du SNPDEN UNSA considère comme injustifiable l’asymétrie instaurée avec les classes préparatoires aux grandes écoles des établissements privés sous contrat dont les élèves sont « dispensés » de l’obligation d’inscription à l’université pourtant justifiée comme une nécessité pédagogique dans la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, de juillet 2013, donc logiquement valable pour tous.
Le Congrès du SNPDEN-UNSA souligne que l’inscription des étudiants de CPGE à l’université ne peut et ne doit pas être prise en charge par les EPLE hors d’un accord conventionnel dûment accepté par les conseils d’administration. Une telle procédure ne peut en effet avoir lieu que dans un cadre contractuel, et prévoir le défraiement de frais de gestion et de suivi ainsi que la participation éventuelle de personnels de l’EPSCP. D’autres services rendus par les établissements peuvent être pris en compte dans la convention. L’absence de convention ne doit en aucun cas pénaliser les étudiants.
Le Congrès du SNPDEN UNSA mandate la Conférence  Nationale pour organiser les rencontres utiles, formuler les revendications et favoriser les actions allant dans le sens de ces orientations.
D’autre part, dans l’objectif d’une démocratisation de notre système d’enseignement supérieur, le Congrès du SNPDEN UNSA mandate la Conférence  Nationale pour rencontrer les représentants des organisations syndicales étudiantes sur l’ensemble de ces questions et sur l’accompagnement social des étudiants, quels que soient leur cursus et leur établissement de formation. Le SNPDEN UNSA se déclare notamment favorable au principe d’une allocation d’autonomie en faveur des étudiants, l’octroi de cette allocation devant s’inscrire dans une situation à définir de pleine autonomie financière des étudiants.
Le SNPDEN UNSA souligne que toutes les filières sélectives de l’enseignement supérieur, internes aux universités, présentes dans les lycées publics, mais aussi dans l’ensemble des formations prises en charge entièrement ou partiellement sur fonds publics, doivent concourir à l’objectif de démocratisation, et non les seules classes préparatoires aux grandes écoles des lycées publics,  trop souvent seules citées. Il appelle à un effort commun des établissements accueillant des formations supérieures publiques, et à une prise en compte par l’Etat des responsabilités qui lui sont assignées par la loi, pour coordonner les moyens de l’enseignement supérieur au bénéfice de sa démocratisation, et combattre les dérives croissantes en ce domaine du marché concurrentiel des initiatives privées.
Vote du Congrès : unanimité moins 2 abstentions


Education & Pédagogie – CSN novembre 2014

Motion d’actualité : Convention entre les lycées avec formations post bac et les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP)

Le SNPDEN-UNSA a proposé et défendu la coopération pédagogique sous forme de conventions entre les établissements d’enseignement supérieur et les lycées proposant des enseignements post-bac (CPGE et STS…). Ces conventions peuvent être conclues jusqu’à l’expiration du délai de mise en œuvre de la loi en juillet 2015 (art. 120).
Ces conventions doivent inclure les modalités de validation des ECTS, l’offre des prestations nouvelles et l’égal accès aux services (logement étudiant, ressources numériques), notamment pour les élèves de CPGE pour lesquels l’inscription simultanée à l’université devient obligatoire. Les élèves d’une même formation doivent être traités d’une même manière, quel que soit leur établissement d’origine.
Si l’EPLE accepte d’assurer dans le cadre de la convention l’inscription des élèves dans la formation universitaire, il doit être défrayé des frais de gestion et de suivi. D’autres services rendus par l’établissement peuvent être pris en compte dans la convention. En l’absence d’accord, l’EPLE n’assure pas l’inscription des élèves.
La situation des élèves de CPGE qui ne seraient pas inscrits dans un EPSCP le 15 janvier de l’année, comme la loi leur en fait l’obligation, ne peut être traitée que par un texte national juridiquement opposable.
Le SNPDEN-UNSA dénonce par ailleurs la scandaleuse asymétrie instaurée avec les CPGE privées sous contrat, « dispensées » de l’obligation de double inscription, pourtant instaurée comme une nécessité pédagogique donc logiquement valable pour tous.
De même, il serait souhaitable que les établissements français sous tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement entrent dans cette logique de conventionnement.
Vote du CSN : 12 abstentions ; 172 pour ; 0 contre


Education&pédagogie – CSN avril 2014

ESPE

Le SNPDEN-UNSA se félicite de l’affirmation du principe d’une formation professionnalisante des personnels d’enseignement  et d’éducation à travers la création des ESPE, mettant en avant « l’acquisition d’une culture professionnelle partagée » portée, au sein des équipes de formateurs, par « des personnels d’enseignement, d’inspection et de direction en exercice dans les premier et second degrés ». Cette culture commune trouve sa traduction dans le  référentiel de compétences des métiers du professorat et de l’éducation.
L’installation des écoles, de leurs instances et la mise en œuvre des maquettes pédagogiques des masters MEEF sont en cours. L’observation de la situation suscite de l’inquiétude. La place des personnels d’encadrement, des personnels de direction en particulier, tant dans les instances, conseil d’école et conseil d’orientation scientifique et pédagogique, que dans les équipes de formateurs, est trop souvent réduite à portion congrue. Elle est actuellement inexistante dans près d’un tiers des académies et insuffisante dans beaucoup d’autres.
La transformation nécessaire de notre école passe par des pratiques nouvelles dans la classe, par une collaboration approfondie au sein des équipes pédagogiques et un engagement collectif marqué dans le fonctionnement des écoles et des établissements.  Dans la répartition parfois difficile entre les ESPE et les départements disciplinaires des universités, la place accordée aux professionnels de terrain ne permet pas de peser suffisamment sur les contenus de formation des enseignants, au risque d’accorder une place disproportionnée aux savoirs disciplinaires. Le SNPDEN UNSA revendique que l’EPLE soit reconnu comme site qualifiant, pôle majeur de la formation.
Avec  l’UNSA Education, nous demandons qu’un premier audit soit réalisé portant à la fois sur la composition et le fonctionnement des instances dirigeantes des ESPE, et les contenus de formation au sein des masters MEEF, en vue du renouvellement de leur accréditation. Le SNPDEN-UNSA revendique une place significative des personnels de direction dans les équipes pédagogiques et de leurs représentants dans les instances, au sein des ESPE.
Vote du CSN : unanimité


Education et pédagogie – CSN avril 2013

Motion : Articulation avec les universités
Le projet de loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche présenté en CNESER et en CSE, pourrait marquer une avancée décisive dans la construction d’un « bac-3 / bac+3 ». L’amendement porté par le SNPDEN-UNSA, très favorablement soutenu en CNESER et en CSE, a été retenu par le gouvernement et intégré dans le projet de loi. Il vise à élargir la portée législative des conventions lycées-universités à l’ensemble des formations post bac : STS et CPGE
L’objectif de 50% d’une génération diplômée de l’enseignement supérieur est atteint et dépassé dans plusieurs pays de même niveau de développement que le notre. En France, seulement 39% d’une génération obtient un diplôme d’enseignement supérieur. Ce chiffre montre qu’il est indispensable de faire progresser l’accès des bacheliers professionnels à l’enseignement supérieur et de renforcer les voies d’accès aux baccalauréats général et technologique.
Le Conseil Syndical National du SNPDEN-UNSA :
– rappelle que la poursuite d’études des bacheliers professionnels dans l’enseignement supérieur est inscrite dans la rénovation de la voie professionnelle, sans remettre en cause le  baccalauréat professionnel comme diplôme d’insertion dans la vie professionnelle.
– souligne que dans l’enseignement supérieur, aucune des formations (BTS et DUT compris) n’a été conçue pour l’accueil et la réussite des bacheliers professionnels,
– regrette que les rénovations conduites récemment en STS, rendent ces voies de plus en plus inaccessibles à ces élèves.
– réaffirme son attachement à une orientation en enseignement supérieur respectueuse des projets d’études des bacheliers quelle que soit leur voie d’origine, notamment en STS et IUT.

L’accueil des bacheliers professionnels nécessite :
• une meilleure utilisation, dès à présent, des possibilités existantes avec, le cas échéant, des dispositifs d’adaptation tenant compte de leurs acquis et de leurs besoins spécifiques.
• une évolution rapide de l’architecture générale des formations et des référentiels pour rendre  ces formations accessibles à leurs publics.

Des moyens d’action doivent être envisagés :
• Procéder à un aménagement d’APB
Un accès favorisé aux STS passe par l’inscription de capacités d’accueil réellement identifiées en concertation avec les lycées. Il pourra s’appuyer sur les critères suivants : baccalauréat professionnel obtenu, nombre de candidatures, spécialité de BTS la plus proche, compatibilité des référentiels existants.
• Aménager des formations
L’accueil de bacheliers professionnels suppose des adaptations d’horaires, de programmes et de référentiels, voire la création de nouveaux parcours de formation et de nouveaux diplômes de BTS et de DUT.
•  Faire évoluer la carte des formations
L’accueil des bacheliers professionnels dans les spécialités favorables doit s’appuyer sur des capacités adaptées, et si nécessaire augmentées.
• Veiller à maintenir en STS et IUT, sans réduction de capacité, les possibilités d’accueil existantes de bacheliers technologiques.
• Rechercher, pour les réorientations au cours des premières années de l’enseignement supérieur, des dispositifs permettant la validation des acquis et des passerelles.
• Développer les poursuites d’études post-BTS, dans le cadre des conventions lycée/université.
Vote du CSN :  Unanimité


 Education et pédagogie – Congrès de Lille – Mai 2012

Articulation lycée/enseignement supérieur
Mandat : Articulation lycée – enseignement supérieur Bac-3 / Bac+3
Permettre à un nombre croissant d’étudiants de valider un niveau d’études supérieur, conformément aux objectifs de Lisbonne et en réponse aux attentes sociales et économiques, nécessite que notre système d’enseignement articule clairement le lycée avec l’enseignement supérieur. Les réformes des lycées doivent y concourir dans le cadre d’une politique volontariste de l’Education nationale déclinée dans chaque académie.
Former les lycéens à davantage d’autonomie, de maîtrise des connaissances et des compétences, notamment en matière d’orientation, de citoyenneté, exige des objectifs clairs et accessibles sur l’ensemble du territoire. Le diplôme du baccalauréat doit être conçu en cohérence avec ces réformes.
Le SNPDEN-UNSA considère que l’autonomie, la responsabilisation des élèves, notamment dans les démarches d’apprentissage et d’évaluation, nécessite une formation initiale et continue accrue des enseignants. Le suivi par les équipes pédagogiques et le rôle des professeurs principaux sont essentiels dans la construction et l’accompagnement du projet d’étude des élèves au sein du dispositif d’orientation active. Cet engagement mérite d’être reconnu et encouragé.
Une meilleure perméabilité entre les lycées et les établissements d’enseignement supérieur améliorerait leur connaissance réciproque et renforcerait l’articulation entre ces niveaux d’enseignement ; cela nécessite d’admettre et de favoriser des complémentarités de service entre ces différents degrés d’enseignement par leurs ministères de tutelle.
Pour le SNPDEN-UNSA, dans le cadre des politiques académiques, le Recteur-Chancelier des universités, doit favoriser les coopérations pédagogiques afin que tous les lycées, quel que soit leur territoire ou leur carte de formation, puissent s’inscrire dans un réseau  leur permettant d’entrainer une communauté éducative dans l’esprit de cette continuité. Ce sont les conventions de coopération pédagogiques, respectueuses de l’autonomie des EPLE et des universités, qui doivent fixer les objectifs, les champs et les modalités de partenariats.
Le SNPDEN-UNSA demande que les orientations de bacheliers professionnels en  enseignement supérieur et en STS précisément, conformément aux textes en vigueur, s’inscrivent dans le cadre de dispositifs « passerelle ».  Des moyens supplémentaires doivent être fléchés dans les dotations horaires des lycées concernés afin que ces projets soient préparés en amont en classe de terminale professionnelle et en classe de STS.
Les principes qui gouvernent l’admission dans l’enseignement supérieur, par le biais du portail national APB, méritent d’être réaffirmés notamment l’intégration de toutes les formations dans ce dispositif ; les instances doivent être consultées et le SNPDEN-UNSA entend prendre toute sa place. Une meilleure lisibilité, une totale transparence et l’accroissement des chances pour chaque jeune d’obtenir son meilleur vœu, principes qui ont fondé notre participation très active à la mise en œuvre de ce portail national, ne sauraient être mis à mal.
Vote du congrès : unanimité, soit 324 pour


Education et pédagogie – Congrès de Lille – Mai 2012

Post Bac
Mandat : Complémentarités des formations post bac
Une plus grande réussite des étudiants et une élévation globale de leur niveau d’études, nécessitent de renforcer les complémentarités entre les classes post bac des lycées et les cursus universitaires.
Pour le SNPDEN-UNSA, l’expérimentation actuellement menée en STS et circonscrite à cinq champs de formation, autour de la modularisation, l’accueil et l’accompagnement des étudiants doit permettre de déboucher rapidement sur une évolution de la structuration des études et de leur évaluation, afin que les étudiants, majoritairement issus de séries technologiques, bénéficient aussi d’un système qui permette des réorientations et des poursuites d’études. La pleine inscription des STS dans le schéma LMD doit aussi favoriser les réorientations d’étudiants engagés en université ou IUT, sans que cela n’induise l’attente de la  rentrée scolaire suivante au risque que le découragement ou les difficultés financières des jeunes étudiants n’aboutissent à un abandon d’études parfois irréversible.
Le SNPDEN-UNSA a toujours soutenu la recherche de complémentarités et la mutualisation de compétences entre les lycées et les universités dans le respect de leur autonomie respective. Les EPLE  sont régis par des modes de gouvernance parfois méconnus des universités. C’est la raison pour laquelle le SNPDEN-UNSA demande d’être associé, par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et le ministère de l’Education nationale,  aux réflexions présidant à la « réingénierie » de diplômes pour lesquels les compétences des formations post bac sont engagées. Le SNPDEN-UNSA  refuse que, par mépris  ou ignorance des compétences des lycées, ces derniers assurent une sous-traitance des formations pour lesquelles ils n’auraient pas été associés.
Vote du congrès : unanimité, soir 324 pour


Education et pédagogie – CSN mai 2008

LMD

Le CSN réuni le 22 mai 2008 :
– rappelle son attachement au système universitaire français qui accueille en cursus de licence tous les bacheliers qui le souhaitent (que leur baccalauréat soit général, technologique ou professionnel), sans sélection spécifique
– souligne la nécessité de réduire l’échec en université :
o en augmentant la lisibilité du système et l’information des lycéens
o en clarifiant les critères de réussite attendus à l’université dans chaque filière
o en accompagnant les lycéens dans l’appréciation de leurs compétences par rapport à ces mêmes critères
– mandate le Bureau National du SNPDEN pour engager des discussions avec les représentants des universités, et intervenir auprès des Ministres de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, afin d’éviter, dans la mise en place de l’« orientation active » et de la coopération entre lycées et universités, l’institution de dispositifs inadaptés et mal conçus, qui seraient sans effet voire contre-productifs, dans le cadre d’un partenariat de coopération pédagogique.
– considère que l’accompagnement pédagogique des étudiants dans la première année de licence est également une condition de la réussite de tous.
Le CSN demande en particulier que soient évités l’empilement de dispositifs redondants, l’annonce de services irréalisables tels que les entretiens individualisés systématiques, la construction de calendriers incompatibles entre eux, la confusion des compétences entre les établissements scolaires, les établissements universitaires et les services déconcentrés de l’Etat.
Il insiste, pour la crédibilité et l’efficacité des commissions académiques mises en place auprès des recteurs pour la coordination des orientations post-baccalauréat, sur la nécessité d’une concertation préalable avec les organisations représentatives des personnels de direction, telle qu’elle peut s’organiser par exemple dans les « groupes Blanchet ».
Vote du CSN : la motion est adoptée à l’unanimité.


Education et pédagogie – CSN mai 2003

Classes Post-Bac
Nous exigeons que la description des enseignements des classes post-bac des lycées (STS et CPGE), et leur correspondance en unités de valeur dans le programme européen (ECTS) soit effectivement prise en charge sans délai par le ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, seul responsable des programmes de ces classes, pour permettre leur validation par les universités françaises et européennes dans les parcours conduisant à la licence.
Nous rappelons que l’inscription dans le système européen et la référence au système LMD n’impliquent pas une remise en cause de l’organisation des enseignements supérieurs dans chaque pays. Nous nous inquiétons des projets de transformations internes des formations universitaires et de dérive des objectifs pour les formations en IUT. Nous rappelons également que la lisibilité et la simplicité du système sont pour nous des critères essentiels, favorables à la démocratisation des études supérieures : un pilotage national est urgent et nécessaire pour favoriser la lisibilité et la simplicité attendues. »
Concernant le projet de modification de la loi sur l’enseignement supérieur et sur l’autonomie des universités :
« Nous nous inquiétons des dispositions qui minimisent les représentants des étudiants et des personnels dans les conseils d’université, celles des CTP et celles du CNESER : ni l’affaiblissement de la démocratie interne, ni l’affaiblissement du pilotage national ne nous paraissent aller dans le bon sens.
Nous sommes particulièrement opposés à la possibilité d’étendre le champ de compétences des universités de technologie aux formations des « cadres supérieurs des entreprises et de l’administration », aussi bien qu’à la possibilité donnée aux universités de modifier librement leur organisation interne (création d’UFR en particulier), ce qui relève actuellement du ministre après avis du CNESER : il apparaît clairement que ces dispositions favoriseraient le développement des formations sélectives, sans la régulation par l’Etat qui seule est en mesure de faire prévaloir l’intérêt général et les nécessités de l’accueil des bacheliers dans l’enseignement supérieur selon les critères de démocratisation inscrits dans la loi.
Vote du CSN : unanimité

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