Education et pédagogie – CSN – janvier 2019

Motion 3 : Enseignements de spécialités
Le SNPDEN UNSA rappelle que la possibilité de proposer et d’assurer les combinaisons des trois spécialités en première se fait en fonction du choix des familles et des contraintes de l’établissement.
Le choix de ces enseignements de spécialités doit faire l’objet d’une information sincère délivrée par l’enseignement supérieur.
Afin de sécuriser les EDT, ainsi que les ressources humaines des lycées et en l’absence de réponses aux questions posées au MEN, le SNPDEN UNSA précise à ses adhérents :
– que l’organisation du choix et des combinaisons de spécialités au sein d’un établissement ne relève que de ce dernier, en particulier les combinaisons impossibles dont les familles doivent être informées. Cette organisation peut s’appuyer sur un vote en conseil d’administration en vertu de l’art. R 421-2 du code de l’Education,
– que tous les établissements qui le souhaitent puissent disposer des sept spécialités,
–  que la mutualisation entre établissements ne peut être ni généralisée ni imposée,
– que des abondements de moyens sont légitimes en application de l’arrêté du 16 juillet 2018.
Vote du CSN : Abstentions : 9


Education et pédagogie – CSN novembre 2017

Motion 4 : Le baccalauréat général et technologique
Le SNPDEN-UNSA souhaite un baccalauréat général et technologique, 1er grade de l’enseignement supérieur, composé de deux parties qui recouvrent les deux aspects de l’examen.
La première partie est composée de quatre épreuves ponctuelles qui peuvent s’organiser autour de quatre domaines : Arts-lettres-langues, Droit-économie-gestion, Sciences humaines, Sciences-Ingénierie-Santé.
Ces épreuves pourraient comporter un exercice caractéristique du domaine, un QCM, un oral et une recherche en ligne (seul ou en groupe) donnant lieu à une synthèse écrite originale. Cette première partie permet d’évaluer les attendus sur des critères homogènes et nationaux : elles doivent donc se dérouler avant l’affectation de l’élève dans l’enseignement supérieur.
La seconde partie est un certificat de fin d’études secondaire composé de toutes les disciplines suivies par l’élève et attribué sur la base d’un contrôle continu en classe. Ce certificat est attribué en fin d’année scolaire.
Le baccalauréat est décerné sur la base des deux parties. Ceux qui ne réussissent que la seconde partie se voient attribuer un certificat de fin d’études secondaires.
Vote du CSN : 128 Pour – 19 Contre – 37 Abstentions  

Motion 5 : L’accès à l’enseignement supérieur
Le SNPDEN UNSA affirme que l’accès à l ‘enseignement supérieur est un enjeu majeur à titre individuel et collectif de notre société pour une élévation des niveaux de qualification et une meilleure adéquation entre les diplômes et l’emploi.
Le SNPDEN UNSA dénonce la consternante dégradation des mécanismes d’accès de nos élèves à l’enseignement supérieur par le dévoiement de l’outil APB.
Le SNPDEN UNSA constate que les projets en cours semblent répondre aux exigences d’une affectation pacifiée dans l’enseignement supérieur par un travail sur les profils et les attendus des formations et par l’ouverture d’une offre plus importante dans certaines filières en tension.
Le SNPDEN UNSA alerte cependant sur les conditions actuelles de faisabilité en ce qui concerne la temporalité de la mise en œuvre des dispositifs et au-delà sur une méconnaissance de la réalité de fonctionnement des lycées et des textes qui les régissent.
L’article L421-2 du code de l’éducation stipule que la préparation de l’orientation relève de l’autonomie de l’établissement.
Les lycées risquent d’avoir de sérieuses difficultés à :
–  désigner deux professeurs principaux en classe de terminale
–  mettre en place deux semaines d’orientation dans les lycées
Le SNPDEN UNSA demande des précisions immédiates sur la mise en œuvre du logiciel d’affectation « ParcourSup ».
Le SNPDEN UNSA tient à réaffirmer le rôle du conseil de classe et du chef d’établissement en matière d’orientation.
Les surenchères rectorales de mise en application de ce plan étudiant doivent cesser.
Vote du CSN : 175 Pour – 9 Abstentions


Education et pédagogie – CSN janvier 2017

Thème 3 : LGT : bac-3 / bac+3
Motion 8 : Distinction certificat de fin d’études secondaires du premier grade universitaire.
Le SNPDEN-UNSA rappelle qu’il demande une profonde réforme de l’examen du baccalauréat dans le sens d’une clarification de ses finalités, d’une simplification de son organisation et d’une réelle certification des connaissances et des compétences.
Le SNPDEN-UNSA propose que le cycle terminal vise deux objectifs :
– la validation de la fin des études au lycée par un certificat de fin d’études secondaires délivré sur la base du contrôle continu ou en cours de formation en référence à des standards nationaux ;
– un baccalauréat, premier grade universitaire, sur un nombre limité d’épreuves choisies par l’élève en fonction de ses projets d’orientation post-bac. Le niveau de maîtrise attesté pour chacune des composantes, sans compensation entre elles, de ce premier grade universitaire permettrait de s’orienter dans la formation post-bac choisie.
Vote du CSN : unanimité moins 6  absentions

Motion 9 : continuité enseignement secondaire, enseignement supérieur
Le SNPDEN-UNSA, très attaché à la promotion de la notion bac-3 / bac+3, demande, que sous l’autorité des recteurs, chanceliers des universités, les commissions académiques veillent à mettre en place des mesures réellement fonctionnelles pour faire vivre la loi ESR et permettre de lutter efficacement contre l’échec en L1.
Le SNPDEN UNSA propose :
– des conventions lycée / EPSCP vivantes et généralisées pour les STS qui permettent un véritable partenariat,  afin de mieux préparer les lycéens aux études supérieures ;
– la création d’un conseil réunissant les lycées et les universités ;
– des détachements d’enseignants facilités dont des échanges de services entre le secondaire et le supérieur ;
– des enseignements dont les contenus et les méthodes se font de part et d’autre sur la continuité du bac -3/bac+3 ;
– une identification et une harmonisation des prérequis (compétences, savoirs disciplinaires…) nécessaires pour réussir dans l’enseignement supérieur.
Vote du CSN : unanimité moins 2  absentions


Education et pédagogie – CSN mars 2016

Texte d’orientation SUR LE CONTINUUM BAC-3 / BAC+3
Cohérences.
Inscrire le continuum bac-3/bac+3 comme un objectif de notre système d’enseignement impose de travailler à la cohérence entre les domaines de formation des lycées généraux, technologiques et professionnels et ceux de l’enseignement supérieur, en termes de contenus, de démarches de formation et de procédures d’évaluation, par les établissements pré et post-baccalauréat.
À la recherche d’une plus grande cohérence avec les formations supérieures, les séries des lycées pourraient être redéfinies dans une nouvelle architecture autour de quatre grands domaines de formation : arts, lettres et langues / droit et économie-gestion / sciences humaines et sociales / sciences, technologie et santé.
La cohérence entre le cursus du lycée et l’enseignement supérieur pourrait être valorisée au regard des prérequis correspondant au domaine concerné, sans pour autant donner lieu à une sélection sur l’évaluation de ces prérequis. L’actuel tirage au sort n’est pas satisfaisant dans la mesure où la candidature d’un élève peut ne pas être retenue alors que ses études sont en cohérence avec son projet.
Dans les enseignements d’un même domaine, il faudra ajouter de la cohérence à construire entre les référentiels pré et post-baccalauréat.
La question de l’évaluation par domaine devrait permettre cette cohérence et cette articulation. La forme des évaluations et des méthodes pédagogiques mises en œuvre pourrait favoriser la responsabilisation des élèves et le développement de leur autonomie. La définition des évaluations finales devrait alors pouvoir évoluer dans ce sens : attester d’un niveau d’études secondaires et valider la préparation aux études supérieures. L’évolution du baccalauréat est nécessaire à ce titre pour deux raisons majeures : les modifications profondes de la scolarité des élèves liées à l’expression des choix d’études dans la procédure et le calendrier d’admission post-bac (APB), l’influence des formats d’examens ou de validation sur la préparation des élèves. Mais rien de tout cela n’aura de sens et d’efficacité, et encore moins d’équité, si les adaptations ne touchent pas de manière cohérente l’ensemble du continuum, en aval et en amont, et n’impliquent pas l’ensemble des formations supérieures dont les licences. L’échec ou la non réussite du plan « réussite en licence » et de « l’orientation active » tient pour une part à une vision restrictive et fausse selon laquelle l’échec viendrait de ce que les formations n’accueillent pas les « bons étudiants ».

Articulation pour la dernière année de lycée
Le dernier trimestre serait alors uniquement consacré à la préparation du baccalauréat, dans un sens conforme à celui de la « diplomation » validant le premier grade universitaire ; celui-ci, en même temps qu’il donne accès à l’inscription en L1, en CPGE, écoles, etc., doit attester du niveau de l’élève et de sa démarche de travail.
Cette nouvelle définition nécessiterait une organisation adaptée de l’emploi du temps sur le dernier trimestre. Les épreuves pourraient, par exemple, se définir autour d’une épreuve commune liée aux dominantes de la série préparée, d’une épreuve de culture générale portant sur l’ensemble de la scolarité et sous la forme d’un questionnaire à choix multiples, d’une épreuve de maîtrise de la langue française, de deux épreuves orales de langues vivantes et d’une épreuve de travaux personnels encadrés (TPE). La délivrance du premier grade universitaire pourrait être conditionnée par un nombre d’heures de formation effectivement suivi dans chacun des enseignements du cycle terminal. La conception de plusieurs épreuves devrait être compatible avec l’accès des élèves aux différentes ressources documentaires.

Modalités de fonctionnement
Afin de travailler nous vous proposons la désignation d’un ou deux collègues qui seraient référents par académie sur ce sujet, en lien avec les membres de la commission pédagogie. Ce groupe de travail ainsi constitué, alimentera la réflexion par des points d’étape au cours des CN élargis aux SD et lors du prochain CSN.

Motions 5 : Le CSN de mars 2016 mandate la Conférence nationale et le groupe de réflexion de la commission pédagogie du SNPDEN-UNSA pour porter et travailler dans les académies et nos instances, le texte d’orientation concernant le continuum bac-3/bac+3 présenté lors de ce conseil.
Vote CSN : Pour Contre Abstention 6


Education et pédagogie – Congrès Avignon – Mai 2015

Motion 6 – Bac-3 / Bac+3
Le Congrès mandate la Conférence Nationale pour organiser la réflexion sur le continuum Bac-3/Bac+3 à la recherche d’une plus grande cohérence entre les cursus du lycée et ceux de l’université et pour être force de proposition  sur la nécessaire évolution du baccalauréat dans la perspective du CSN de mai 2016.
Vote du Congrès : unanimité moins 4 abstentions

Motion 7
La voie professionnelle  a une véritable spécificité, la seule à conduire les élèves à un diplôme d’insertion professionnelle tout en proposant une poursuite d’études supérieures pour les élèves dont le niveau le leur permet.
Conformément aux principes retenus sur la structuration des études  lors de la rénovation de la voie professionnelle, le SNPDEN UNSA demande l’application en seconde, d’une offre de formation par grands  champs professionnels. Cela permet aux élèves d’affirmer des choix de spécialité vers le cycle première-terminale et de réduire ainsi la frustration parfois engendrée par les procédures d’affectation des élèves.
Bien qu’une politique de quotas appliqués en STS, en collaboration étroite entre les services académiques et les personnels de direction, ait pour objectif l’augmentation des flux de bacheliers professionnels dans ces cursus, les premiers résultats semblent contrastés. La démocratisation de notre système d’enseignement impose une réflexion d’ordre pédagogique, d’accompagnement des élèves, tant en terminale qu’en STS, et une cohérence à construire entre les référentiels  pré et post baccalauréat. De nouvelles sections devraient pouvoir être créées le cas échéant.
La demande sociale des bacheliers professionnels vers l’université appelle une réflexion en termes de parcours adaptés. Toutes les composantes de l’enseignement supérieur doivent s’emparer de cette réflexion au regard des besoins en emploi, notamment dans les domaines industriels.
Pour l’ensemble des étudiants, des passerelles devraient être organisées au cours de la première année de l’enseignement supérieur, afin de les accompagner le cas échéant vers un nouveau projet d’études. Des initiatives académiques sont actuellement expérimentées et devraient être encouragées. L’observation d’initiatives locales doit permettre de nourrir la réflexion nationale.
Vote du Congrès : unanimité moins 7 abstentions


Education et pédagogie – CSN novembre 2014

Motion d’actualité : Convention entre les lycées avec formations post bac et les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP)
Le SNPDEN-UNSA a proposé et défendu la coopération pédagogique sous forme de conventions entre les établissements d’enseignement supérieur et les lycées proposant des enseignements post-bac (CPGE et STS…). Ces conventions peuvent être conclues jusqu’à l’expiration du délai de mise en œuvre de la loi en juillet 2015 (art. 120).
Ces conventions doivent inclure les modalités de validation des ECTS, l’offre des prestations nouvelles et l’égal accès aux services (logement étudiant, ressources numériques), notamment pour les élèves de CPGE pour lesquels l’inscription simultanée à l’université devient obligatoire. Les élèves d’une même formation doivent être traités d’une même manière, quel que soit leur établissement d’origine.
Si l’EPLE accepte d’assurer dans le cadre de la convention l’inscription des élèves dans la formation universitaire, il doit être défrayé des frais de gestion et de suivi. D’autres services rendus par l’établissement peuvent être pris en compte dans la convention. En l’absence d’accord, l’EPLE n’assure pas l’inscription des élèves.
La situation des élèves de CPGE qui ne seraient pas inscrits dans un EPSCP le 15 janvier de l’année, comme la loi leur en fait l’obligation, ne peut être traitée que par un texte national juridiquement opposable.
Le SNPDEN-UNSA dénonce par ailleurs la scandaleuse asymétrie instaurée avec les CPGE privées sous contrat, « dispensées » de l’obligation de double inscription, pourtant instaurée comme une nécessité pédagogique donc logiquement valable pour tous.
De même, il serait souhaitable que les établissements français sous tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement entrent dans cette logique de conventionnement.
Vote du CSN : 12 abstentions ; 172 pour ; 0 contre


Education et pédagogie – CSN avril 2013

Collège et liaisons inter cycles
Le cycle CM2/6ème :
La place du collège doit être envisagée dans la continuité de l’école primaire selon un parcours progressif dont l’objectif est la validation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Afin de faciliter le passage entre le premier et le second degré, le cycle CM2/6ème doit s’envisager dans le cadre du réseau de l’École du socle, regroupant les écoles primaires d’un secteur à un collège de référence. Un conseil pédagogique inter degré, piloté par le principal du collège et l’IEN de la circonscription en lien avec les directeurs d’école permettra d’assurer une cohérence dans les actions conduites et un rapprochement des cultures professionnelles des enseignants. Il pourra prévoir des temps de concertation dédiés (autour d’actions communes et de suivi des élèves) des échanges de service ou des services partagés et un plan de formation commun. Les enseignements dans les classes de CM2 et 6ème devraient être rapprochés notamment en prévoyant l’intervention de plusieurs professeurs en CM2 et la réduction du nombre de professeurs en sixième.
Le cycle 5ème/4ème :
La mise en place du cycle CM2/6ème et du cycle 3ème/2de crée, de facto, un cycle 5ème/4ème. Dans la logique d’une nouvelle architecture pour le collège ce cycle ne peut plus être conçu, ni porter le nom, de cycle central. Dans ce collège rénové, les conditions de validation du socle commun doivent être revues et allégées. Les programmes doivent être reconstruits dans la logique du socle, en distinguant ce qui est de l’ordre du disciplinaire et du transdisciplinaire, en intégrant de nouvelles modalités d’évaluation et être porteur de sens pour les élèves. Ils devront être bâtis selon une logique de cycle plutôt que sur une logique annuelle, permettant de prendre en compte la progressivité des apprentissages. L’allégement évoqué précédemment permettra d’intégrer le travail personnel des élèves à leur temps de présence au collège ainsi que les remédiations éventuellement nécessaires, pris en charge par les  enseignants dans le cadre de leur service. Ces dispositions présentent une alternative au redoublement qui n’aurait plus lieu d’être.
Dans ce cadre, la validation du palier 3 serait effectuée en fin de 4ème, afin de dissocier la validation du socle du temps de l’orientation et de permettre aux élèves qui n’auraient pas validé le palier de bénéficier d’un accompagnement spécifique en troisième pour atteindre cette certification. L’attestation du S3C se substitue au DNB, ainsi supprimé.
Une sensibilisation à l’orientation via le PDMF serait amorcée à partir de ce cycle.
Le cycle d’orientation 3ème/seconde a un double objectif :
– en premier lieu, prolonger le travail de préparation à la poursuite d’études en approfondissant les savoirs et les compétences mais aussi permettre aux élèves pour lesquels cela n’a pas pu être le cas en fin de 4e,, d’atteindre les objectifs du socle commun de connaissances, de compétences et de culture
– en second lieu, et de manière spécifique, accompagner les élèves dans la préparation de leur projet personnel.
Il est construit sur deux ans et quatre semestres pour laisser aux élèves le temps de la réflexion et rendre possible une élaboration progressive de leur projet.
Il s’appuie sur un principe fondamental  – le dialogue continu entre la famille, l’élève, et le collège durant l’année de troisième ou le lycée durant l’année de seconde –  pour favoriser l’adéquation entre les aspirations et les aptitudes de l’élève. En fin de 3e, au milieu du cycle, la famille décide de la voie de poursuite d’études en seconde (2GT ou 2PRO) ou en première année de CAP.
Le découpage en semestres fixe des rendez-vous entre la famille et l’institution. A l’issue du premier semestre, l’établissement (le conseil de classe et le chef d’établissement) donne un avis sur les vœux des élèves et des familles. En cas de désaccord, le deuxième semestre est mis à profit pour, d’une part, mettre en place, s’il y a lieu, des moyens de remédiation et, d’autre part, initier le dialogue avec la famille afin de rapprocher aspirations et aptitudes.
A la fin du 2e semestre, les élèves et les familles formulent des vœux définitifs de poursuite d’études en seconde.

L’affectation en seconde, dont les modalités doivent être précisées, repose sur les éléments suivants :
– la demande d’orientation de l’élève et de sa famille ;
– les résultats scolaires de l’élève ;
– l’avis de l’établissement d’origine.

Afin d’assurer à la fois une équité de traitement et la prise en compte des capacités d’accueil, une régulation de l’affectation est nécessaire. Elle est de la responsabilité de la direction académique des services de l’éducation nationale (DASEN) sur la base de critères nationaux  (regroupement de fratrie …) ; elle vise à assurer une plus grande mixité à la fois sociale et scolaire (meilleur équilibre par établissement des niveaux scolaires des élèves accueillis sur le bassin, proportion de boursiers et de PCS défavorisés…) et ne laisser aucun élève sans solution.
Il semble nécessaire :
– que les capacités d’accueil soient progressivement définies et conformes aux politiques publiques d’orientation avec une véritable adaptation pour les formations prioritaires ;
– que l’affectation soit organisée par secteur ;
– que les familles soient amenées à formuler des vœux plus nombreux.
A la fin du 3e semestre, à mi-parcours de la seconde GT ou PRO, le lycée d’accueil se prononce sur les vœux d’orientation des élèves et des familles. Peuvent alors être mises en œuvre une remise à niveau pour permettre à l’élève d’accroître ses chances d’accéder à l’orientation de son choix ou une passerelle pour permettre à un élève de seconde GT de poursuivre l’année dans une seconde professionnelle, et l’inverse. La généralisation des secondes professionnelles par large champ professionnel, telle qu’elle a été définie dans le cadre de la rénovation de la voie professionnelle, doit nécessairement être mise en œuvre sur tous les territoires si l’on veut favoriser ces échanges.
L’assouplissement de l’orientation sur plusieurs semestres, dans un dialogue continu avec les familles, signe d’une volonté d’un rapport différent entre l’école, l’élève et ses parents, doit permettre des changements de voie, sans qu’il soit nécessaire d’accomplir une année complète de scolarité au risque de découragement, d’un manque d’estime de soi, voire de décrochage scolaire, ou bien de perte de motivation.
En fin de seconde,  le principe d’une distinction entre la décision d’orientation et l’affectation de l’élève demeure. La décision d’orientation appartient aux familles après avis du conseil de classe, et entretien avec le chef d’établissement, le cas échéant. Ce travail s’inscrit dans le processus engagé sur l’ensemble du cycle troisième/seconde. L’affectation relève d’une gestion par l’institution.
Si des modalités opératoires restent à préciser, le SNPDEN UNSA considère, que dans le cadre d’un dialogue réellement modernisé avec les élèves et leurs familles, organiser la scolarité  en donnant aux élèves la possibilité de mûrir leurs choix d’orientation, s’inscrit dans un double objectif de plus grande réussite des études, sur le plan scolaire et celui de l’épanouissement personnel, et d’une anticipation du risque de décrochage scolaire.
La progression du nombre de diplômés dans l’enseignement supérieur doit être favorisée par une évolution des poursuites d’études des bacheliers professionnels ; elle ne peut néanmoins faire l’économie d’une progression du nombre des bacheliers généraux et technologiques, dont le cursus nécessite une poursuite d’études post-baccalauréat. Par conséquent, l’appréciation des capacités d’accueil devra être étudiée en fonction d’un accroissement recherché de ces formations.
Vote du CSN : Pour : 186       Abstentions : 7


Education et pédagogie – Congrès Lille – Mai 2012

– Articulation lycée/enseignement supérieur
Mandat : Articulation lycée – enseignement supérieur Bac-3 / Bac+3
Permettre à un nombre croissant d’étudiants de valider un niveau d’études supérieur, conformément aux objectifs de Lisbonne et en réponse aux attentes sociales et économiques, nécessite que notre système d’enseignement articule clairement le lycée avec l’enseignement supérieur. Les réformes des lycées doivent y concourir dans le cadre d’une politique volontariste de l’Education nationale déclinée dans chaque académie.
Former les lycéens à davantage d’autonomie, de maîtrise des connaissances et des compétences, notamment en matière d’orientation, de citoyenneté, exige des objectifs clairs et accessibles sur l’ensemble du territoire. Le diplôme du baccalauréat doit être conçu en cohérence avec ces réformes.
Le SNPDEN-UNSA considère que l’autonomie, la responsabilisation des élèves, notamment dans les démarches d’apprentissage et d’évaluation, nécessite une formation initiale et continue accrue des enseignants. Le suivi par les équipes pédagogiques et le rôle des professeurs principaux sont essentiels dans la construction et l’accompagnement du projet d’étude des élèves au sein du dispositif d’orientation active. Cet engagement mérite d’être reconnu et encouragé.
Une meilleure perméabilité entre les lycées et les établissements d’enseignement supérieur améliorerait leur connaissance réciproque et renforcerait l’articulation entre ces niveaux d’enseignement ; cela nécessite d’admettre et de favoriser des complémentarités de service entre ces différents degrés d’enseignement par leurs ministères de tutelle.
Pour le SNPDEN-UNSA, dans le cadre des politiques académiques, le Recteur – Chancelier des universités, doit favoriser les coopérations pédagogiques afin que tous les lycées, quel que soit leur territoire ou leur carte de formation, puissent s’inscrire dans un réseau  leur permettant d’entrainer une communauté éducative dans l’esprit de cette continuité. Ce sont les conventions de coopération pédagogiques, respectueuses de l’autonomie des EPLE et des universités, qui doivent fixer les objectifs, les champs et les modalités de partenariats.
Le SNPDEN-UNSA demande que les orientations de bacheliers professionnels en  enseignement supérieur et en STS précisément, conformément aux textes en vigueur, s’inscrivent dans le cadre de dispositifs « passerelle ».  Des moyens supplémentaires doivent être fléchés dans les dotations horaires des lycées concernés afin que ces projets soient préparés en amont en classe de terminale professionnelle et en classe de STS.
Les principes qui gouvernent l’admission dans l’enseignement supérieur, par le biais du portail national APB, méritent d’être réaffirmés notamment l’intégration de toutes les formations dans ce dispositif ; les instances doivent être consultées et le SNPDEN-UNSA entend prendre toute sa place. Une meilleure lisibilité, une totale transparence et l’accroissement des chances pour chaque jeune d’obtenir son meilleur vœu, principes qui ont fondé notre participation très active à la mise en œuvre de ce portail national, ne sauraient être mis à mal.
Vote du congrès : unanimité, soit 324 pour 


Education & Pédagogie – Congrès Lille – Mai 2012

Post Bac
Mandat : Complémentarités des formations post bac
Une plus grande réussite des étudiants et une élévation globale de leur niveau d’études, nécessitent de renforcer les complémentarités entre les classes post bac des lycées et les cursus universitaires.
Pour le SNPDEN-UNSA, l’expérimentation actuellement menée en STS et circonscrite à cinq champs de formation, autour de la modularisation, l’accueil et l’accompagnement des étudiants doit permettre de déboucher rapidement sur une évolution de la structuration des études et de leur évaluation, afin que les étudiants, majoritairement issus de séries technologiques, bénéficient aussi d’un système qui permette des réorientations et des poursuites d’études. La pleine inscription des STS dans le schéma LMD doit aussi favoriser les réorientations d’étudiants engagés en université ou IUT, sans que cela n’induise l’attente de la  rentrée scolaire suivante au risque que le découragement ou les difficultés financières des jeunes étudiants n’aboutissent à un abandon d’études parfois irréversible.
Le SNPDEN-UNSA a toujours soutenu la recherche de complémentarités et la mutualisation de compétences entre les lycées et les universités dans le respect de leur autonomie respective. Les EPLE  sont régis par des modes de gouvernance parfois méconnus des universités. C’est la raison pour laquelle le SNPDEN-UNSA demande d’être associé, par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et le ministère de l’Education nationale,  aux réflexions présidant à la « réingénierie » de diplômes pour lesquels les compétences des formations post bac sont engagées. Le SNPDEN-UNSA  refuse que, par mépris  ou ignorance des compétences des lycées, ces derniers assurent une sous-traitance des formations pour lesquelles ils n’auraient pas été associés.
Vote du congrès : unanimité, soir 324 pour


Education et pédagogie – Congrès Biarritz – Mai 2009

Droits et responsabilités des lycéens
Le SNPDEN regrette que les droits donnés aux lycéens pour se préparer à la prise de responsabilités, pourtant presque équivalents à ceux des personnels et des familles dans le cadre institutionnel des lycées, ne soient pas exercés pleinement pour des raisons diverses et en particulier faute de la continuité et de la représentativité de leurs organisations, également en raison de la complexité de leurs instances de représentation. Il dénonce la tentation de la complaisance vis-à-vis de la multiplication d’actions non démocratiques telles que les blocages des lycées, qui ne conduisent à aucune démarche de revendications positives et construites, et ne forment pas à la conscience du processus démocratique de l’intervention syndicale ou politique. Il se donne pour mandat de rechercher, avec tous les partenaires intéressés et avec les responsables publics, les moyens de favoriser l’apprentissage des droits et de la responsabilité dans l’organisation collective.
Vote du congrès : la motion est adoptée à l’unanimité moins 7 voix contre et 21 abstentions.


Education et pédagogie – CSN novembre 2009

Texte d’orientation
Personne ne conteste depuis trente ans les progrès réalisés en termes de massification, tout particulièrement par le développement de baccalauréats technologiques et la création de baccalauréats professionnels. Les quinze dernières années n’ont cependant pas permis de poursuivre cette évolution : le taux d’une génération obtenant le baccalauréat ne progresse plus et l’accès aux filières générales demeure socialement marqué.
La situation actuelle du lycée, socialement trop discriminant et ne permettant pas d’atteindre les objectifs que la nation lui a fixés, appelle une réforme.
Si un large consensus entre les organisations syndicales sur la nécessité de réformer le lycée, a permis la signature de points de convergence, l’insuffisante prise en compte du lycée dans sa globalité, les inquiétudes liées aux moyens dans un contexte de suppressions de postes, et le mode du dialogue social retenu avantageant l’expression de lobbys sans véritable confrontation de projets, se sont avérés peu opérant. L’absence de prise en compte des demandes unanimement exprimées par les organisations syndicales sur le report du calendrier de la réforme a conduit le Ministre Xavier DARCOS à reculer dans les pires conditions, devant la menace de mouvements lycéens ; ce recul n’est pas sans conséquence.
Une mission a été confiée à Richard DESCOINGS, directeur de Sciences-Po Paris, par le Président de la République, dans le cadre des points de convergence sur les objectifs et principes directeurs de la réforme du lycée.
Le rapport de Richard DESCOINGS, les propositions de Benoist APPARU, dans le cadre d’un rapport parlementaire sur la réforme du lycée, montrent qu’au regard du degré d’inégalité sociale entre les voies et les filières de formation, il y a urgence à réformer le lycée autour des enjeux d’augmentation globale du niveau de qualification, d’amélioration de l’orientation et de l’évaluation des élèves, d’un accueil dans de meilleures conditions d’égalité et d’une plus grande articulation avec l’enseignement supérieur. Sur ce dernier point, le Délégué Interministériel à l’Orientation, Bernard SAINT-GIRONS, a rédigé un rapport sur la nécessité de renforcer ce lien et avancé des propositions d’évolution en faveur d’une orientation plus progressive et mieux éclairée.
Pour les rapporteurs, les modes de gouvernance de notre institution doivent évoluer, et la confiance dans les établissements permettant la mise en œuvre de réponses plus pertinentes au regard des besoins locaux, doit réellement progresser.
Le SNPDEN a salué bon nombre de ces propositions et soutenu que la préparation de la réforme nécessitait une évolution des modes de concertation entre les organisations représentatives et le ministère, avant les arbitrages du Ministre.
Le SNPDEN a insisté sur la communication indispensable du ministère en direction des organisations syndicales enseignantes, relative au maintien des moyens.
Le changement de ministre a apporté une tonalité nouvelle. Luc CHATEL a remis en chantier la réforme voulue par le Président de la République, prenant essentiellement appui sur le rapport de Richard DESCOINGS.
Le Président de la République a présenté, le 13 octobre 2009, les grands principes de la réforme. Le jour même, le Ministre annonçait lors d’une multilatérale les contours d’une réforme articulée autour de trois axes : mieux orienter, mieux accompagner chaque lycéen, mieux s’adapter à son époque.
L’alternance de réunions bilatérales et multilatérales a précisé la méthode, le calendrier et les pistes travaillées pour lesquelles de nouveaux arbitrages pourront encore modifier les contenus.
Le 9 novembre 2009, le ministère a présenté aux principales organisations syndicales de l’éducation, les premiers arbitrages sur la réforme. Les discussions se poursuivent dans le cadre de réunions bilatérales.
Le Conseil Supérieur de l’Education est programmé le 10 décembre 2009.
Les éléments présentés recoupent les annonces faites et rejoignent les attentes que le SNPDEN a formulées, notamment sur la confiance aux établissements par de réelles marges de manœuvre pouvant permettre d’adapter un cadrage national aux besoins locaux, l’affirmation du rôle du conseil pédagogique, l’amélioration de l’accompagnement de l’élève dans le temps scolaire accompagnée d’un plan de formation pour les enseignants (les corps d’inspection seraient réunis dès le mois de décembre pour sa mise en œuvre), une plus grande diversité des enseignements d’exploration, la diminution des redoublements en seconde et la réversibilité des parcours accompagnée d’une refonte de certains programmes, le rééquilibrage des séries en vue d’ une meilleure articulation avec les études post-baccalauréat, la globalisation des langues vivantes.
Les éléments de réforme portant sur la classe de seconde seraient effectifs à la rentrée 2010 et nécessitent une modification des programmes concernant les enseignements d’exploration ; ils s’appliqueraient en 2011 pour le niveau première et 2012 pour le niveau terminal.
Cependant, si l’objectif affiché d’une meilleure réussite des élèves favorisée notamment par la réversibilité des parcours est louable, il ne doit pas conduire à renforcer la hiérarchie des filières par l’élimination d’élèves.
Les mesures envisagées doivent être réfléchies de manière à contribuer à l’égalité d’accès aux différentes filières, selon le sexe ou l’origine sociale des élèves.
La réforme du lycée doit conduire à une réelle démocratisation de notre système éducatif en permettant une meilleure répartition sociale des jeunes engagés dans les voies générales et technologiques, afin de répondre plus équitablement à une aspiration légitime de promotion sociale.
Sans minimiser la portée réelle de stages de remise à niveau, dont nous savons par expérience qu’ils peuvent faire progresser les élèves, les réponses aux difficultés des élèves ne peuvent se réduire uniquement à des remédiations individuelles ; elles nécessitent, dans le cadre de programmes adaptés, de revisiter les démarches d’apprentissage et d’évaluation.
L’articulation entre le lycée et le collège autour du socle commun de connaissances et de compétences est nécessaire.
Le SNPDEN déplore l’absence de réflexion sur le baccalauréat, dont les évolutions auraient pu véritablement influer sur ces démarches, et diminuer aussi le temps consacré aux épreuves au profit d’acquisitions de connaissances et de compétences, en vue d’une meilleure préparation à l’enseignement supérieur.
Le projet de réforme nécessitera cependant des évolutions, dans la mesure où les contraintes actuelles d’examens constituent des freins à ces évolutions.
Le SNPDEN regrette l’absence d’élément concernant la rénovation des voies technologiques, pourtant annoncée par le Ministre ; le SNPDEN demeurera très attentif à cette rénovation indispensable.
Selon le Directeur Général de l’Enseignement Scolaire, M. NEMBRINI, les Inspections Générales y travaillent actuellement.
Le SNPDEN est inquiet du projet de réforme de recrutement et de formation des enseignants ; les modalités de recrutement présentées aux organisations syndicales reposeraient essentiellement sur des compétences disciplinaires. Le SNPDEN considère que les réformes en cours au collège et au lycée rendent encore plus nécessaire une véritable formation professionnelle.
Le SNPDEN souhaite que la réforme du lycée aboutisse à de réelles évolutions en matière de gouvernance des EPLE, sans lesquelles la conduite du changement serait compromise. Ce qui nous est actuellement proposé va dans ce sens, mais les discussions se poursuivent, et nous espérons que ces marges de manœuvre qui permettent aux personnels de direction d’assurer le pilotage pédagogique des établissements, ne seront pas compromises par divers lobbys ou confisquées par les autorités académiques.
La réforme du lycée ne porte pas uniquement sur les voies générale et technologique ; elle comprend aussi celle de la voie professionnelle.
La rénovation de la voie professionnelle mise en œuvre à la rentrée 2009, doit contribuer à la réussite des élèves engagés dans cette voie. Elle appelle un suivi attentif aux niveaux national et académique, notamment sur des cartes de formation adaptées aux besoins des élèves et à leurs difficultés, et sur des politiques académiques respectueuses des textes, permettant dans le cadre des dotations horaires, l’anticipation nécessaire pour que le travail des conseils pédagogiques et des conseils d’administration des établissements scolaires soient en adéquation avec l’esprit de la rénovation. C’est bien là le sens d’une égale dignité entre les voies.
Vote de la commission : unanimité


Education et pédagogie – CSN mai 2008

Réforme du Lycée
Le SNPDEN considère que la nécessaire réforme du lycée doit avoir pour objectif de favoriser l’accès d’un plus grand nombre de lycéens aux voies générales et technologiques. Elle doit définir les conditions de leur réussite, faciliter leur parcours scolaire, et leur permettre ainsi d’accéder en plus grand nombre, de manière plus égalitaire, et dans de meilleures conditions, aux diplômes de l’enseignement supérieur.
Le SNPDEN observe que les réformes qui ont voulu jouer exclusivement sur les structures n’ont pas permis l’égalité d’accès aux différentes filières selon les sexes et les catégories sociales ; elles n’ont pas permis non plus de développer, comme cela était souhaité, les voies scientifiques, générales ou technologiques, ni de conforter la voie littéraire.
C’est pourquoi le SNPDEN demande avec insistance que la réforme nécessaire des voies générales et technologiques réponde à des critères pédagogiques et qualitatifs. Le choix des solutions ne peut résulter d’une logique principalement quantitative, avec pour seul objectif affiché la réduction du nombre de postes.. La réforme peut permettre des économies de moyens, mais les économies de moyens ne définissent pas par elles-mêmes une réforme, et peuvent au contraire provoquer des régressions du service public d’éducation.
Vote du CSN : la motion est adoptée à l’unanimité des 141 présents.

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