Education et pédagogie – CSN – janvier 2020

Motion 7 : Familles de métiers
L’instauration des familles de métiers peut encore dans certains cas entrainer des confusions sur la poursuite d’études en première, particulièrement si l’ensemble des métiers n’est pas présent dans la carte des formations des EPLE.
Pour éviter cela, la présentation et l’information de la Transformation de la Voie Professionnelle doivent se faire en direction des collèges par un renforcement de la liaison collège-lycée. Les personnels de direction des collèges, les équipes pédagogiques, les élèves et leurs familles doivent pouvoir recevoir une information pertinente par les acteurs de l’orientation, les corps d’inspection et les équipes de lycées. Pour cela, le parcours avenir bac -4/ bac +3 doit être véritablement formalisé et facilité.
Pour permettre un meilleur parcours de l’élève, le SNPDEN-UNSA propose :
– de travailler le parcours des élèves vers une orientation réfléchie et choisie plutôt qu’une orientation géographique ;
– d’intensifier dès octobre 2020 l’ouverture de la procédure de « droit à l’erreur » en faveur des élèves de seconde ;
– d’installer véritablement les formations en prenant en compte la cohérence locale et géographique particulièrement sur les territoires ruraux ou isolés ;
– d’être associé à l’élargissement des cartes de formations auprès des autorités académiques, des autorités régionales et des branches professionnelles, en qualité d’expert par sa connaissance fine des formations initiales et des territoires.
Motion votée par 171 pour et 9 abstentions


Education et pédagogie – CSN – janvier 2019

Motion9 : Parcoursup an 2

Le SNPDEN UNSA restera attentif à la mise en œuvre de Parcoursup. Dans le but d’un meilleur fonctionnement, il demande que :
– la fiche avenir soit réellement simplifiéecomme cela a été annoncé,
– l’articulation et la cohérence entre les enseignements du lycée et les choix d’orientation en études supérieures soient explicitées,
– les critères d’admission et de classement dans l’enseignement supérieur soient transparents et connus.

Vote du CSN : unanimité


Education et pédagogie – CSN – janvier 2019

Motion 8 : Mise en œuvre de la transformation de la voie professionnelle

Le SNPDEN-UNSA regrette une mise en œuvre précipitée de la transformation de la voie professionnelle résultant des délais tardifs de publication des textes et des programmes.

La remontée des TRM dans des délais extrêmement contraints nous oblige à un pilotage par les moyens. Or, il est regrettable de ne pas donner à cette réforme la réflexion pédagogique essentielle à sa réussite.
Par exemple, de nombreuses interrogations pédagogiques et didactiques subsistent entre autres sur le chef-d’œuvre et la co-intervention. En ce sens, des temps de formation et un véritable accompagnement des professeurs par les corps d’inspection sontindispensables.
Le SNPDEN UNSAdénonce les dates tardivesde publication des programmes.

Concernant les familles de métiers, même si ces dernières manquent encore de précisions sur le contenu et les modalités, nous rappelons que le SNPDEN UNSA a demandé dans le cadre de ses mandats précédents (Congrès d’Avignon) une orientation par « grands champs professionnels ». Nous serons attentifs à ce que les élèves puissent effectivement choisir leur spécialité vers le cycle première/terminale, dans le cadre des contraintes de l’établissement.

Vote du CSN : unanimité


Education et pédagogie – Congrès Colmar – mai 2018

MOTION 8: Education au choix de l’orientation.

L’éducation à l’orientation est un enjeu primordial pour l’équité et la réussite de tous les élèves, c’est en ce sens que, depuis très longtemps, les EPLE ont mis en place des dispositifs d’accompagnement individuels ou collectifs des élèves.
L’éducation au choix de l’orientation présentée dans les nouvelles grilles horaires des classes de Secondes, Premières et Terminales de lycée (54 h annuelles) peut constituer une nouvelle réponse en particulier pour les élèves les moins favorisés socialement afin de leur permettre de construire leur parcours d’orientation.
Le SNPDEN UNSA a demandé à plusieurs reprises que les objectifs et les contenus soient mieux définis, mais que l’organisation soit laissée à la libre appréciation des EPLE sans intervention des autorités académiques. Nous ne pouvons nous satisfaire des réponses renvoyant à l’organisation de ces 54 heures qui ne seraient constituées que par des journées forum d’orientation ou encore des temps forts organisés dans les établissements.
Le SNPDEN UNSA demande que ce temps globalisé soit clairement défini et fléché avec des moyens attribués aux établissements.

Vote du Congrès : Pour : 305     Abstention : 9


Education et pédagogie – CSN mars 2016

Réussir l’orientation et l’adaptation de chaque lycéen dans sa formation.
Texte et motion d’actualité
Motion 6
Le SNPDEN-UNSA rappelle que l’article R 421-2 du Code de l’éducation confie aux EPLE la responsabilité de la préparation de l’orientation. Il exige donc que des réflexions s’organisent dans les académies, afin que les lycéens de classes de seconde puissent bénéficier de toutes les passerelles nécessaires à leur future réussite.
Le SNPDEN-UNSA exige une concertation préalable avec les personnels de direction pour tout texte d’application concernant des sujets tels que le droit au changement d’orientation systématique des élèves de secondes et refuse la mise en place d’une nouvelle campagne d’affectation AFFELNET en octobre.
Le SNPDEN-UNSA demande :
– un examen précis du lien entre décrochage et classement du vœu d’affectation ;
– un accompagnement des équipes éducatives pour permettre l’évolution des pratiques professionnelles nécessaires à la réussite des nouveaux publics et les moyens d’un accompagnement renforcé pour les élèves qui parviendront en classe de première générale et technologique avec des acquis très fragiles ;
– l’application en seconde professionnelle, d’une offre de formation par grands champs professionnels et d’une orientation par spécialités pendant le second semestre de l’année de seconde professionnelle.
Vote CSN :    Pour  Contre  Abstention 5


Education et pédagogie – Congrès Avignon – Mai 2015

Motion d’actualité
Dans  le cadre des procédures d’orientation, le ministère a expérimenté «le dernier mot aux familles ». Le SNPDEN UNSA demande à ce qu’une évaluation du dispositif soit publiée.
Vote du Congrès : unanimité moins 3 abstentions


Education et pédagogie – CSN novembre 2009

S’il est légitime de prolonger la durée annuelle de scolarisation de tous les élèves, la « reconquête du mois de juin » a montré des limites et a provoqué des dysfonctionnements.
Cette mesure a été conduite sans réflexion approfondie sur le déroulement des procédures d’orientation, d’affectation, d’inscription, d’examens et de préparation de la rentrée suivante.
Ces opérations se prolongent sur des périodes tardives pendant lesquelles les personnels de direction sont seuls présents dans les établissements mobilisés notamment sur la préparation de la rentrée suivante.
Le SNPDEN réaffirme que le calendrier de tous les conseils de classe est de la seule compétence de la direction des établissements.
Le CSN demande que des propositions concrètes soient faites rapidement au niveau national et académique en concertation avec le SNPDEN, sur la rationalisation et la mise en cohérence territoriale des procédures d’orientation et d’affectation ainsi que sur la simplification des examens.
Vote du CSN : abstentions : 14 – contre : 2


Education et pédagogie – CSN mai 2007

Le SNPDEN reconnaît la qualité du rapport présenté par M. Pierre Lunel et son équipe pour promouvoir un schéma national de l’orientation et de l’insertion professionnelle des jeunes, qui tient compte d’une concertation très large et s’appuie sur une expertise réelle mais il souligne que les mesures à prendre doivent nécessairement recueillir l’adhésion de l’ensemble de la communauté scolaire et éducative, et valoriser l’activité des personnels spécialisés de l’Education Nationale. Ce dossier ne constitue toutefois qu’un aspect limité des mesures à prendre en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes.
Le SNPDEN admet en effet que les perspectives de l’emploi, la connaissance des filières et des métiers, sont à intégrer dans la formation générale des élèves et des étudiants, et à prendre en compte dans l’élaboration de leur projet personnel : à défaut, ils devraient se tourner vers des interlocuteurs externes, au détriment de la qualité et surtout de l’égalité dans le processus d’orientation.
Dans la situation actuelle, l’insatisfaction est manifeste et justifiée ; le développement des initiatives publiques (par exemple des collectivités territoriales conformément à leurs nouvelles compétences) ou privées (presse spécialisée, conseils payants) montre que l’attente et le besoin sont réels et que l’Education nationale n’y répond pas suffisamment, indépendamment même des considérations des moyens humains et matériels.
Toutefois, l’information sur l’orientation ne permet pas de résoudre, en elle-même, les problèmes que posent l’échec des études, les sorties sans qualification, les difficultés d’insertion professionnelle : les lacunes de l’information pèsent sans doute sur l’inégalité des parcours et les erreurs individuelles, mais ne doivent pas dissimuler la nécessité des adaptations structurelles qui sont nécessaires.
Le SNPDEN est favorable à l’extension à tous les élèves de 3ème de l’enseignement de la découverte professionnelle, qui doit être redéfini : l’option court toujours le risque de cibler des publics particuliers, par substitution à une prise en charge de la difficulté scolaire ; il s’agit au contraire d’intégrer la découverte professionnelle à la culture commune.
Le SNPDEN est également favorable, sous conditions, au principe d’une relation individualisée réaffirmée et officialisée, entre chaque élève de 3ème, de 1ère, de 1ère année d’enseignement professionnel et les professeurs principaux : l’avis des professeurs principaux pèse en effet très fortement sur les projets de leurs élèves en matière de choix d’études et de motivation personnelle. Mais cette relation ne peut se substituer à l’intervention spécialisée des C.O.Psy, ni doubler cette intervention, ni s’ajouter par empilement à des dispositifs d’information et de conseil existants : à ce titre, la recommandation faite par le ministère, par la circulaire de rentrée et avant même la présentation du rapport, d’organiser des entretiens individuels en classe de 3ème, sans référence à l’existant, ne pouvait que compromettre d’avance la réalisation de cette proposition.
Le SNPDEN demande au contraire que les entretiens individualisés s’intègrent à l’activité normale des professeurs principaux, dans le cadre de l’organisation qui relève de l’autonomie de chaque EPLE, par exemple dans les rencontres par niveau parents/professeurs.
Le SNPDEN considère d’autre part que le développement de l’apprentissage au lycée professionnel et à l’université, et celui de la VAE, doivent impliquer aussi les lycées technologiques pour les formations post-baccalauréat, dans le cadre d’un investissement de l’Education Nationale en matière de formation continue et d’apprentissage public. Mais cela ne peut être conçu comme une remise en cause de la formation initiale, puisque les publics en difficulté pour leur qualification et leur insertion professionnelle sont précisément ceux pour qui l’apprentissage est, professionnellement, le moins valorisant.
En matière d’orientation active vers l’enseignement supérieur, le SNPDEN soutient la mise en place d’un « dossier unique de candidatures », qui doit concourir à la transparence des procédures et à l’information des élèves ; il approuve également, sous réserve de précisions, l’évolution du conseil de classe du second trimestre de la terminale générale et technologique vers un conseil pour l’orientation.
Concernant le dispositif d’« orientation active » mis en place par les universités, le SNPDEN souligne que l’avis fourni (utile pour des filières qui ne sont pas sélectives) doit s’en tenir à une information et un conseil réellement personnalisés, et non dériver, faute de moyens ou de manière volontaire, vers une sélection déguisée ou des pratiques discriminantes ; que d’autre part, dans un dispositif qui permet aux postulants d’obtenir la meilleure proposition compatible avec leurs vœux, il ne doit y avoir, dans les filières sélectives, ni avis préalable ni pré-recrutement.
Le SNPDEN est résolument défavorable à l’institution d’une commission régionale de coordination post-bac dans la composition proposée par le rapport Lunel, c’est-à-dire réunissant autour du recteur et des directeurs du travail et de l’emploi, et de l’agriculture, les seuls présidents d’université, pour traiter notamment des affectations en STS ! Ou bien il s’agit de consulter les acteurs – et les personnels de direction doivent y représenter leurs formations ; ou bien il s’agit de politique régionale de l’Education nationale (ce que suggère le terme de « pilotage »), et elle doit alors relever, sans pressions, du seul recteur et de ses services. Le SNPDEN ne peut admettre que les présidents d’université pilotent, au sein d’une telle commission, les formations post-baccalauréat des lycées et, de manière générale, des formations placées sous la responsabilité de l’Etat.
Le SNPDEN prend note avec intérêt des évolutions souhaitées vers un meilleur encadrement des étudiants en licence, et vers la prise en compte, par les formations universitaires, de la préparation des étudiants à l’insertion professionnelle.
Le SNPDEN reconnaît, de manière générale, la nécessité d’une mobilisation de tous les acteurs pour améliorer l’information sur l’orientation et l’insertion professionnelle des élèves et des étudiants, mais il considère que cela ne justifie pas de remise en cause des compétences et des dispositifs existants : l’évolution des missions, en particulier le positionnement des Copsy par rapport aux établissements, mais aussi par rapport au schéma général, sont des données qui ne peuvent être occultées ; mais, pour l’équilibre même des diverses responsabilités, le dialogue social avec les organisations syndicales représentatives devra accompagner nécessairement cette évolution pour permettre les mobilisations nécessaires.
Vote du CSN : la motion est adoptée (pour : 133 – contre : 1 – abstentions : 0)


Education et pédagogie – CSN mai 2006

Le SNPDEN demande que l’éducation au choix soit mise en place dès le cycle d’adaptation au collège. Ce doit être un ensemble d’activités à part entière pris en charge par l’équipe pédagogique et le COP dans le cadre du projet d’établissement. Il est donc essentiel que :
– les établissements disposent des moyens et des outils nécessaires,
– des COP soient affectés dans les établissements et que leur présence y soit renforcée.
Pour parvenir à cette orientation positive tant attendue et souhaitée, il est nécessaire que l’évaluation prenne en compte toutes les compétences de l’élève : il faut faire évoluer l’évaluation actuelle fondée sur le constat des insuffisances vers une évaluation globale plus positive et clarifiée.
Vote du congrès : adoptée avec 3 contre et 25 abstentions


Education et pédagogie – CSN mai 2006

A propos de la liaison collège / lycées :
Il est indispensable de
• Améliorer le palier d’orientation 3ème / 2nde par une articulation institutionnelle forte et non une rupture : cela suppose une harmonisation obligatoire des exigences dans le cadre d‘une coopération renforcée des établissements. Ce palier doit permettre aux jeunes de s’inscrire dans une réelle perspective d’orientation positive et raisonnée.
• Mettre en place les passerelles nécessaires et promouvoir les projets pédagogiques permettant une orientation positive en limitant le plus possible les redoublements en fin de 2nde.
Vote du congrès : adoptée avec 5 abstentions


Education et pédagogie – CSN mai 2004

L’orientation en lycée professionnel est marquée par d’indéniables difficultés :
• Elle concerne souvent les élèves en difficulté scolaire qui ont choisi, voire subi, une orientation par défaut.
• Une partie d’entre eux est affectée dans des sections qu’ils n’ont pas choisies.
• La vie scolaire y est parfois difficile pour les filles dans les sections industrielles notamment.
• Les filles sont majoritaires dans les sections tertiaires ou en carrière sanitaires et sociales. Or ce sont des formations qui offrent peu de débouchés en termes d’emplois, ou ne correspondent pas aux emplois qui existent dans certaines régions.
• La hiérarchie, réelle ou supposée, des formations correspond de moins en moins à la hiérarchie des emplois, en termes de rémunération.
Plusieurs mesures ont été adoptées pour valoriser l’enseignement professionnel et donner à la voie professionnelle une dignité égale à celle des voies générale et technologique :
• La labellisation « lycée des métiers » : elle peut être positive si elle ne met pas en péril l’équilibre entre les formations d’un établissement
• Le bac pro en 3 ans : un rapport de l’inspection générale sur le Bac pro en trois ans dans le secteur industriel demande une pause dans l’expérimentation. La mise en place de ces formations, qui peuvent être intéressantes, s’est effectuée trop rapidement.
Ces mesures peuvent être positives mais elles ne sont pas suffisantes.
Des passerelles (1ère d’adaptation ou dispositif équivalent) doivent être maintenues ou créées (accueil des bacheliers professionnels en BTS), des aides financières apportées (revalorisation des bourses et fonds sociaux abondés) pour que l’orientation en lycée professionnel apparaisse comme un parcours équivalent aux autres parcours, porteur lui aussi de débouchés.
Une meilleure formation (ou information) doit être assurée pour les acteurs de l’orientation.
Une grande attention doit être apportée à l’orientation des filles.
Une meilleure information doit être diffusée sur l’importance du diplôme et la valeur de lacertification dans un cursus européen.
Tout lycéen devrait pouvoir imaginer son propre parcours, individualisé et ambitieux, dans une perspective d’intégration à la vie sociale.
Vote CSN : Texte adopté moins 10 contre et 37 abstentions

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