Education & Pédagogie – CSN – janvier 2017

Motion 2 : mise en place de la réforme
La loi de refondation de 2013 fixe comme objectif la validation du socle commun par tous les élèves, y compris ceux à besoins particuliers.
Au regard de cette ambition, le SNPDEN-UNSA estime que le programme de formation largement déployé n’a cependant pas répondu efficacement aux attentes des établissements.
Pour opérer une véritable évolution des compétences professionnelles, que ce soit au sujet des pratiques pédagogiques ou des modalités d’évaluation, le SNPDEN-UNSA exige qu’un véritable plan de la formation initiale et continue soit mis en place, de manière pérenne.
Dans ce cadre, le SNPDEN-UNSA demande l’expertise des corps d’inspection dans les établisse-ments aux côtés des personnels de direction pour accompagner les équipes pédagogiques dans la mise en œuvre de la réforme du collège.
S’agissant de la mise en œuvre du cycle 3, le SNPDEN-UNSA exige des formations communes in-ter-degrés faisant intervenir conjointement des formateurs du 1er et du 2nd degré.
Vote du CSN : unanimité


Education & Pédagogie – Congrès d’Avignon – Mai 2015

Motion 1 – Ecole du Socle
Le SNPDEN UNSA apporte son soutien à la réforme du collège parce qu’elle reconnaît l’intelligence et la responsabilité des acteurs locaux dans la gestion des marges d’autonomie qui leur sont données, ainsi que la notion de fongibilité des horaires au sein d’un cycle.
Il demande que soient explicitement traitées la maîtrise de la langue française comme une priorité, la place du travail personnel des élèves dans l’établissement et l’organisation de la classe de 6ème au sein du cycle 3.  Il rappelle que cette réforme est indissociable de la question des mixités scolaires et sociales. Sur ce sujet, le SNPDEN UNSA a fait la proposition du  PALME (Plan d’Action Local des Mixités à l’Ecole)
Le travail collaboratif avec les corps d’inspection doit être effectif afin d’accompagner cette réforme.
Les projets de programmes présentés par le CSP doivent faire l’objet d’une large concertation pour permettre leur évolution vers une meilleure lisibilité et la recherche d’un plus grand consensus.
Vote du Congrès : unanimité moins 5 abstentions

Motion 2 – Ecole du socle
L’hétérogénéité des méthodes d’évaluation génère de l’iniquité  et augmente les incompréhensions entre l’École, l’élève et sa famille notamment pour les élèves les plus fragiles.
L’amélioration de l’efficacité et de l’équité de notre système éducatif nécessite une profonde rénovation des pratiques pédagogiques et d’évaluation. Comme préconisé par la Conférence Nationale sur l’Évaluation et le CSP, des directives claires et plus prescriptives doivent être données au niveau national et déclinées dans chaque EPLE tant au niveau de l’établissement que de la classe.
Pour le SNPDEN UNSA, la définition d’une politique d’évaluation, intégrée au projet d’établissement, doit permettre, à partir d’outils nationaux, d’harmoniser les pratiques, de construire des progressions communes au sein d’un cycle et entre les cycles, de renforcer  le lien entre les disciplines et de faciliter les échanges avec les familles, notamment lors des procédures d’orientation. Ceci suppose une vraie formation en docimologie des personnels qui leur permette de participer activement à la réflexion commune au sein de leur établissement.
Il appartient donc au conseil pédagogique, lieu privilégié de cette réflexion collective, d’instruire cette question,  pour que la politique d’évaluation de l’établissement soit présentée et explicitée en conseil d’administration en termes de modalités d’évaluation et de calendrier.
Le SNPDEN UNSA accueille favorablement le redécoupage des cycles qui place  la classe de 6ème  dans le cycle 3. Il demande une réflexion sur la progressivité de l’organisation scolaire, sur les modalités d’apprentissage et d’encadrement des élèves (nombre d’enseignants  face à la classe) ainsi que sur la place des SEGPA. Une cohérence dans les modalités d’évaluation des élèves doit être recherchée dans le cadre des conseils école-collège. Actuellement, une très large majorité des écoles primaires ne recourt plus à la notation chiffrée au profit  d’autres types de codage reflétant la situation de l’élève dans le cadre d’une évaluation formative de ses compétences.  Ainsi,  par souci de continuité au sein du cycle 3, la notation chiffrée doit être abandonnée au profit d’une évaluation formative par compétences au service de la réussite des élèves. Un outil numérique national, simple dans sa conception et son utilisation doit accompagner cette continuité entre les cycles.
Vote du Congrès : Unanimité moins 17 abstentions


Education & Pédagogie – CSN Novembre 2014

Motion d’actualité : Le socle commun de connaissances, de compétences et de culture
Pour le SNPDEN-UNSA, l’intérêt fondamental du socle commun de connaissances, de compétences et de culture est de former tous les élèves à une culture commune comme indiqué dans le mandat du congrès de Lille.
Le sens d’une mobilisation des acteurs du système éducatif autour de la définition du socle commun est de s’articuler avec le programme.
Les modalités et les contenus d’évaluation doivent traduire cette cohérence.
La lisibilité de l’ensemble favorisera l’appropriation du nouveau socle par les enseignants et les usagers.
Vote du CSN : 25 abstentions ; 161 pour ; 0 contre.


Education&Pédagogie – Congrès de Lille Mai 2012

Texte d’orientation : Collège, relever le défi du socle commun
La loi d’orientation et d’avenir de l’école du 23 avril 2005 inscrivant l’obligation pour tout élève de maîtriser le socle commun de connaissances et de compétences, de valeurs et attitudes en fin de scolarité obligatoire et la nécessité de sa validation pour l’obtention du Diplôme National du Brevet, doit conduire à une transformation radicale des études. Or, les résistances nombreuses aux nouveaux objectifs assignés à l’école autour de la formation de tous à un socle commun, les réticences, notamment en matière d’évaluation des élèves et de formation des enseignants, ont conduit à un retard considérable dans sa mise en place et mettent en cause la cohérence de notre système éducatif. Les bilans émanant du Haut Conseil de l’Education, de la mission parlementaire conduite par le député Jacques Grosperrin confirment le retard de la mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences, la disparité des avancées et la nécessité de faire évoluer la situation préoccupante du collège.
Les études internationales, aux résultats de plus en plus médiatisés, et particulièrement l’enquête PISA conduite sur les dix dernières années, auprès de jeunes de 15 ans issus de 65 pays, mettent en lumière l’incapacité de notre école à faire progresser les élèves en grandes difficultés majoritairement issus de milieux défavorisés.
La position moyenne de la France dans ce classement s’explique par une augmentation symétrique des meilleurs et des plus faibles, largement corrélée aux origines sociales des élèves. Ce constat montre que notre système scolaire ne parvient pas à réduire les inégalités sociales et représente un lourd obstacle pour permettre à notre pays de relever les défis de demain.
La difficulté pour les enseignants à gérer l’hétérogénéité des élèves, les incidents parfois nombreux de vie scolaire qui surviennent dans les établissements, les souffrances et les inégalités engendrées, la déstabilisation de nombreux établissements dans le contexte de la « suppression de la carte scolaire » et de l’encouragement donné aux établissements privés participent aux moindres performances obtenues par nos collégiens.
Si le collège unique, construit en 1975, a permis indéniablement de démocratiser notre système éducatif, sa conception de « petit lycée » ne permet pas de lui donner une identité propre et prépare la sélection scolaire et sociale, qui lui est associée, vers les différentes voies du lycée.
Il est donc urgent de définir, dans le cadre d’une architecture revisitée de notre système d’enseignement, et cohérente avec les évolutions législatives, les objectifs du collège, afin d’assurer une véritable égalité de traitement entre les élèves.

Sortir d’une logique de sélection  
Pour le SNPDEN-UNSA, la scolarité obligatoire doit désormais s’articuler autour du socle commun de connaissances et de compétences dans un double objectif d’amélioration des résultats des élèves et de réponse aux demandes d’équité scolaire.
Les travaux de l’OCDE montrent que les systèmes les plus efficaces sont les systèmes les plus démocratiques, les plus « intégrateurs » car ils élargissent le vivier des élites à venir : un premier palier, avec un socle commun garantissant un niveau minimum pour tous à la fin de la scolarité obligatoire, puis une deuxième étape, celle du  diplôme, du CAP aux études supérieures.
Comme l’exprime Nathalie Mons, sociologue, les différentes études internationales convergent pour montrer que le collège différencié est associé à un niveau scolaire bas et à des différences sociales plus importantes que l’école unique. Le modèle d’école unique s’avère au final plus efficace et plus égalitaire.
Cependant, ces modèles d’école unique comportent des caractéristiques communes : le postulat dans le principe d’éducabilité de chaque élève, un consensus politique entraînant l’adhésion des acteurs et une cohérence dans les réformes successives, accompagnés d’un ensemble de caractéristiques et d’organisation scolaire, tels le refus de classe de niveau, des redoublements peu efficaces, une pédagogie adaptée aux classes hétérogènes (tutorat et accompagnement), une ouverture sur des disciplines non académiques, une autonomie des établissements dans un cadre national prescriptif. Le SNPDEN-UNSA a toujours soutenu que la finalité du collège n’est pas la sélection. La question de l’orientation doit donc être posée, elle doit nécessairement être disjointe de celle de l’acquisition du socle commun. Plusieurs hypothèses doivent être étudiées (orientation en fin de seconde, dissocier la troisième du socle, créer un cycle troisième – seconde…).
Pour le SNPDEN-UNSA l’épanouissement et la réussite de chacun des élèves nécessite de sortir d’une logique de sélection des élites.

Edifier le  « Réseau Ecole du Socle Commun »
L’objectif de maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences nécessite d’organiser la continuité école-collège afin de structurer la scolarité en termes de parcours continu de la maternelle à la fin de la 3ème.
C’est en structurant le réseau écoles-collège qu’il sera possible d’assurer une réelle continuité dans les apprentissages, dans la construction de compétences, dans la pratique d’évaluation des élèves, dans le repérage et la prise en charge des élèves en difficulté ; le collège devenant l’unité de référence, à l’image des réseaux de réussite scolaire, reliant les écoles élémentaires et maternelles d’où proviennent ses élèves.

Piloter le réseau 
Un comité de pilotage structuré autour du chef d’établissement et de l’inspecteur du premier degré, et la mise en place d’un conseil pédagogique inter degrés associant les directeurs d’école peuvent permettre d’impulser et de partager des objectifs communs aux écoles et collège constituant le réseau. Cette mutualisation doit favoriser des échanges de pratiques, l’identification des compétences et connaissances non acquises et permettre l’anticipation des difficultés des élèves. Une réflexion quant à l’organisation des structures administratives doit être recherchée pour permettre des formations communes, et notamment sur le site du réseau constitué, des échanges de service entre premier et second degrés.
De nouvelles formes de regroupement et de mutualisation sont donc nécessaires si l’on entend peser par la formation sur les changements de pratiques pédagogiques donnant sens au pilotage partagé.

Favoriser la mixité sociale et scolaire
La recherche de mixité scolaire et sociale doit guider la délimitation des réseaux et de la carte scolaire dans le cadre de territoires définis. L’appartenance à un réseau commun et une connaissance par les parents des différentes communautés éducatives constituent très probablement des facteurs efficaces contre l’évitement de la carte scolaire. Les outils mutualisés de repérage de compétences rendus lisibles pour les parents, d’inscription entre les degrés d’enseignement sont aussi des éléments sécurisants pour les familles.
Le pilotage partagé du réseau doit être connu des parents ; les réflexions menées en conseil pédagogique inter degrés doivent être présentées dans les conseils d’administration et conseils d’école, validées le cas échéant, trouvent de fait leur place dans les projets d’établissements et sauront les enrichir.

Intégrer le socle commun  dans les programmes
Il est nécessaire de refondre l’ensemble des programmes dans la logique du socle commun, de s’interroger sur ce qu’il est important de découvrir et d’acquérir, ce qui relève du disciplinaire et du transdisciplinaire, de l’organisation de ces enseignements dans l’emploi du temps et de la manière dont ils seront plus efficaces pour les élèves. Des programmes pluridisciplinaires, porteurs de sens pour les élèves, ont toute leur place dans cette nouvelle logique.
Le rythme des enseignements mérite d’être discuté avec les organisations représentatives des enseignants ; la coloration des enseignements artistiques, de langues anciennes, de sections européennes, correspondant à des choix motivés et des parcours d’élèves, pourrait aussi être interrogée.

Evaluer par compétences 
Le SNPDEN-UNSA a toujours dénoncé le système de notation traditionnelle et la seule évaluation sommative qui, aujourd’hui, conduisent à stigmatiser les élèves dans leurs difficultés et à décourager leur désir de progresser. La validation des compétences se heurte à de nombreux obstacles : des familles toujours attachées aux notes, la confusion entre évaluation chiffrée et évaluation par compétences, la difficulté de l’appropriation de compétences transversales et de leur communication.
Ce système doit laisser place à une évaluation formative, évaluation positive qui met en avant les acquisitions progressives dans les compétences et les connaissances des élèves. Les freins ne témoignent pas uniquement d’un refus de changement mais sont aussi le signe que des aménagements sont nécessaires.
Les réticences que nous rencontrons actuellement des familles et des personnels autour de l’évaluation par compétences sont en partie liées à un manque d’homogénéité et de lisibilité des acquis. Des outils guidant les enseignants dans le niveau d’acquisition des compétences seraient utiles et nécessaires quant à la recherche d’équité entre élèves. L’écriture des items des compétences mérite notamment d’être revue afin que sa lecture soit compréhensible des parents. Cela signifie une approche commune des Inspections générales, afin de mettre fin au désarroi parfois des enseignants et à l’incompréhension des parents et des élèves.
Le livret personnel de compétences informatisé, véritable outil pédagogique, doit accompagner chaque élève du primaire à la fin de la scolarité obligatoire, les données étant accessibles et enrichies annuellement.  Le développement d’outils informatiques performants doit être compatible avec la généralisation des Espaces Numériques de Travail dans la double exigence de sécurité et de partage des données.
Le maintien dans sa forme actuelle du brevet (DNB), que l’on pouvait admettre dans un temps transitoire, n’a plus de sens dès lors  que l’ensemble de la scolarité obligatoire est bâtie sur la logique du socle commun. Parce que la maîtrise du socle commun impose de réels acquis dans différents apprentissages, et non une moyenne établie à partir de niveaux de compétences pouvant être extrêmement hétérogènes entre eux mais permettant d’obtenir une moyenne de 10, l’obtention du brevet, certification terminale,  doit exclusivement être lié à la maîtrise du socle commun.

Réorganiser les rythmes scolaires : un temps de travail globalisé, des difficultés mieux maîtrisées, des talents optimisés
Lors des auditions sur les rythmes scolaires le SNPDEN-UNSA a refusé de limiter sa réflexion au seul  rééquilibrage du calendrier de l’année scolaire, dans la mesure où la question du rythme d’apprentissage sur une semaine d’études d’un collégien (apprentissages, travail personnel…) est un élément fondamental pour une école plus juste et plus efficace. Un meilleur équilibre sur l’ensemble de l’année scolaire est bien évidemment à rechercher et les enseignements émanant des études de chrono-biologistes nécessitent d’être pris en compte ; le principe de l’alternance de sept semaines de travail et deux semaines de congé doit être mis en place.
Pour lutter efficacement contre les déterminismes sociaux, l’accompagnement personnalisé, l’aide aux devoirs,  la remédiation et la formation à l’orientation  doivent être intégrés dans l’emploi du temps des élèves et des professeurs. L’intégration de ces plages horaires doit permettre d’aider chaque élève à progresser et de traiter particulièrement les insuffisances des acquis. Cette préoccupation rejoint bien évidemment la question des missions des enseignants, des modalités de travail collectif et de leur formation.

Permettre des parcours personnalisés
Pour le SNPDEN-UNSA, le collège unique, reconnu plus efficace et plus égalitaire par de nombreux chercheurs, ne signifie pas un parcours unique.
Pour garantir à tous les élèves l’acquisition du socle commun, le collège doit avoir la possibilité de  rechercher les parcours les mieux adaptés pour la valorisation des talents de chacun. La conception de ces parcours personnalisés doit être une alternative au doublement systématique de classe peu efficace et parfois même source de désapprentissage et de perte d’intérêt pour le jeune. Un parcours plus personnalisé doit permettre à l’élève de retrouver de l’intérêt pour sa formation, respectant l’obligation d’obtention du socle commun et une poursuite de scolarité dans l’établissement.
Les sections et structures adaptées (SEGPA, ULIS, classes relais…) doivent dès lors et sans exclusive, réaffirmer leur légitimité, leur pertinence dans la réussite du collège unique.
La prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers s’inscrit dans cette logique et permet de rester dans le cadre de dispositif collectif sans externaliser le traitement de la difficulté. Cela suppose une réelle formation des enseignants et des intervenants et l’assurance de moyens adaptés aux besoins.
L’objectif est de donner à chacun les moyens de poursuivre des études les plus abouties possibles.

Définir les objectifs des évaluations nationales  
L’objectif des évaluations nationales mérite d’être clarifié au regard de son utilité pour les différents niveaux des acteurs. Les évaluations des élèves sont pertinentes en début d’année scolaire pour permettre aux enseignants de mettre en place les remédiations nécessaires ; des évaluations nationales sont indispensables pour permettre de se doter d’indicateurs pertinents au service d’un pilotage national et de régulations le cas échéant. L’engagement de la France dans les études internationales est de ce point de vue essentiel.

Reconnaître l’autonomie des collèges
Le SNPDEN-UNSA demeure très attaché aux programmes et horaires nationaux des élèves. Mais les acteurs locaux doivent être en mesure d’adapter les moyens nécessaires dévolus aux établissements aux besoins des élèves. Différentes études sociologiques menées sur des comparaisons internationales d’organisations des systèmes éducatifs montrent qu’une part d’autonomie laissée aux acteurs locaux, dans un cadre prescriptif national, est un élément déterminant de l’efficacité.
Si nous souhaitons donner plus de responsabilités aux collèges et permettre à leurs conseils d’administration et conseils pédagogiques de définir des politiques adaptées à leurs publics, il est indispensable que de réelles marges de manœuvre leur soient reconnues et que les moyens soient accordés de façon pluriannuelle. La mise en place d’un financement qui prenne davantage en compte de façon continue le recrutement social des établissements constituerait un pas important pour la recherche de mixité.

Sortir d’une logique de sélection du collège au profit d’une formation de tous les élèves au socle commun de connaissances et de compétences, dans le cadre de la scolarité obligatoire réellement articulée autour d’un réseau premier degré et collège, constitue une priorité du SNPDEN-UNSA au nom de l’équité et de la performance de notre système d’enseignement.
Vote du congrès :    322  pour, 2 abstentions, 0 contre 


Education et pédagogie – CSN novembre 2011

Point d’information sur le livret personnel de compétences
A partir de ses mandats votés en conseil syndical national, le SNPDEN s’est très fortement mobilisé afin que le ministère permettre la compatibilité des logiciels utilisés par les établissements relatif au renseignement du livret personnel de compétences (renseignement des items et validation des compétences du socle commun) et l’application nationale SCONET-LPC.
En avril 2011, une procédure d’accréditation a été mise en place par le ministère auprès des applications candidates pour permettre le transfert de ces données. A ce jour, quatre éditeurs ont été accrédités et ont finalisé les étapes liées aux tests techniques. La mise à disposition de l’interface dépend de l’avancée de chaque éditeur ; les premières interfaces seront disponibles courant décembre.
Quatre autres éditeurs accrédités doivent finaliser la phase de sécurité. Neuf autres éditeurs candidats à la première phase d’accréditation, et non retenus, devraient faire l’objet d’une nouvelle commission en décembre 2011.


Education et pédagogie – CSN avril 2011

L’évolution du collège : vers l’établissement du socle commun ?
Proposition de texte d’orientation sur le collège
Les effets de massification observés dans notre système d’enseignement n’ont pas permis une réelle démocratisation de l’accès des jeunes à la formation. Certes, les efforts entrepris ont favorisé une élévation du niveau global de formation mais n’ont pas annulé les déterminismes sociaux dans les réussites des élèves et les mécanismes d’orientation. L’enquête PISA menée par l’OCDE dans 65 pays sur les acquis des élèves de 15 ans en lecture, mathématiques et culture scientifique, montre sur les dix dernières années, une stagnation globale des résultats pour la France et une incapacité à faire progresser les élèves en grandes difficultés, issus majoritairement de milieux socioéconomiques défavorisés.

Une cohérence nécessaire de notre système éducatif
Le lycée a fait l’objet de réformes permettant de clarifier ses objectifs et de l’inscrire dans une continuité avec l’enseignement supérieur. Mais, malgré l’unanimité des rapports publiés par l’Inspection Générale, le Haut Conseil de l’Education et des parlementaires dénonçant la situation du collège quant à la prise en charge de l’hétérogénéité de ses élèves, sa difficulté à mettre en oeuvre le socle commun de connaissances et de compétences, une inadaptation des programmes et des évaluations, la réforme du collège n’est pas encore en marche.
Le SNPDEN-UNSA réuni en Conseil Syndical National entend oeuvrer auprès du ministère et dans le cadre des orientations politiques préparatoires aux prochaines échéances électorales, pour un système d’enseignement pédagogiquement plus cohérent, évitant les ruptures toujours plus fatales aux élèves les plus fragiles, garantissant à tous un socle commun de connaissances et de compétences en fin de 3ème et participant ainsi à plus de justice sociale.

Une scolarité obligatoire qui fait sens
La logique du socle commun nécessite de mettre en place une réelle continuité pédagogique entre le premier et le second degré. Les efforts actuellement entrepris dans les établissements autour de la liaison école-collège montrent leurs limites. Ils ne peuvent qu’accompagner, certes avec beaucoup d’énergie, une rupture entre les deux degrés.
C’est en mettant en place cette continuité des connaissances et compétences attendues, en revisitant les programmes du collège autour de cette logique de formation, en dotant les établissements d’outils adaptés à la transmission des acquisitions des élèves, que l’on donnera un sens réel à notre échelon intermédiaire du système éducatif.

Le réseau : un élément favorable d’attractivité
Le lien pédagogique entre l’école et le collège doit se concrétiser au sein d’un réseau. A l’image d’expériences positives observées dans le cadre des réseaux ambition réussite, on pourrait mettre en place un véritable fonctionnement en réseau d’un collège avec les écoles primaires de secteur. Il s’agirait par cette articulation pédagogique de construire et développer des liens avec les élèves et leurs familles afin d’anticiper une poursuite logique de scolarité. On peut penser que cette construction permette d’endiguer en amont des effets d’évitement. Répondant à la décision d’assouplissement de la carte scolaire, le SNPDEN-UNSA demande au ministère et aux collectivités territoriales, chacun à leur niveau, que des régulations soient opérées pour favoriser la mixité scolaire, sociale et géographique des publics. Les phénomènes d’évitement ou d’attractivité conduisent en effet à hiérarchiser les publics accueillis dans les établissements, fragilisent les établissements « moyens » ; dans le cadre d’un travail de réseau on pourrait infléchir ces comportements.
Quels que soient les dispositifs (la mallette des parents notamment) ou les modes de fonctionnement des collèges dans leur travail en direction des parents, ces relations constituent un élément important de la politique d’établissement.

Un livret de compétences adapté à une évaluation formative
Le SNPDEN-UNSA a toujours dénoncé le système de notation traditionnelle et sommative qui aujourd’hui conduit à stigmatiser les élèves dans leurs difficultés et à entraver leur désir de progresser. Ce dogme doit laisser place à une évaluation positive et progressive prévue par le législateur. Cela nécessite d’ailleurs un toilettage des items, maladroitement construits, dans la mesure où les objectifs qui ont présidé à leur détermination n’étaient pas partagés par les différentes inspections générales. Pour que l’évaluation fasse sens pour les enseignants, les élèves et leurs familles, un objectif de lisibilité et de compréhension doit être absolument recherché : nous en sommes loin, puisqu’une évaluation formative construite de manière excessivement complexe coexiste avec une évaluation sommative simple, mais contre-productive, la coexistence des deux ajoutant à la confusion !

Les temps de l’élève

Le SNPDEN-UNSA souhaite intégrer à sa réflexion sur les rythmes scolaires une approche sur le temps global du collégien incluant les temps d’apprentissage, de travail personnel, d’accompagnement éducatif et les temps de repos.
Refondre l’ensemble des programmes autour de la logique du socle commun nécessite de s’interroger sur ce qu’il est important de découvrir et d’acquérir, ce qui relève du disciplinaire et du transdisciplinaire, de l’organisation de ces enseignements dans l’emploi du temps et de la manière dont ils seront plus efficaces pour les élèves. Lutter efficacement contre les déterminismes sociaux nécessite d’intégrer dans l’emploi du temps de l’élève les moments de travail personnel et d’organiser sa prise en charge. Il va de soi que la réflexion sur un temps de travail maximal hebdomadaire est indispensable et doit permettre notamment une articulation pertinente avec les partenaires.
Des expérimentations pédagogiques et organisationnelles (démarches pédagogiques inductives, interdisciplinarité, prise en compte du rythme de travail et de différents temps de l’élève) ont été activement menées ces dernières années, dont on a pu évaluer les effets et peuvent apporter des éléments de réflexion pertinents sur ce qu’il est possible de généraliser.
Un meilleur équilibre sur l’ensemble de l’année scolaire est à rechercher et les enseignements émanant des études de chrono biologistes nécessitent d’être pris en compte.

Une autonomie nécessaire
Le SNPDEN-UNSA demeure très attaché aux programmes et horaires nationaux des élèves. Mais les acteurs locaux doivent être en mesure d’adapter les moyens dévolus aux établissements aux besoins des élèves. Différentes études sociologiques menées sur des comparaisons internationales d’organisations des systèmes éducatifs montrent qu’une part d’autonomie laissée aux acteurs locaux, dans un cadre prescriptif national, est un élément déterminant de l’efficacité. La réforme actuellement à l’oeuvre dans les lycées, dont nous savons qu’elle nécessite du temps d’appropriation et de formation, car elle institue des changements profonds de pratique pour les enseignants et les équipes de direction, reconnaît aux acteurs locaux une responsabilité dans la mise en oeuvre des moyens au service d’une plus grande réussite des élèves.
Si nous souhaitons donner plus de responsabilités aux collèges et permettre à leurs conseils d’administration et conseils pédagogiques de définir des politiques adaptées à leurs publics, il est indispensable que de réelles marges de manoeuvre leur soient reconnues et que les moyens soient accordés de façon pluriannuelle.

Un pilotage pédagogique partagé
Les corps d’inspection ont un rôle important à prendre dans l’accompagnement et le soutien des équipes : l’approche par compétences ne remet pas en cause les connaissances à acquérir, mais leur traduction en termes de compétences n’est pas assimilée par toutes les équipes pédagogiques, et le travail plus personnalisé mérite aussi toute l’attention des corps d’inspection. De nouvelles formes de regroupement et de mutualisation nécessitent d’être recherchées si l’on entend peser par la formation sur les changements de pratiques pédagogiques donnant sens au pilotage pédagogique partagé.

Des parcours plus personnalisés
Le SNPDEN-UNSA soutient depuis toujours un collège unique et les études internationales montrent que le collège différencié est associé à un niveau scolaire bas et à des différences sociales plus importantes que l’école unique. Le modèle d’école unique s’avère plus efficace et plus égalitaire.
Cependant l’hétérogénéité des niveaux d’acquisitions accompagnée parfois d’une hétérogénéité des comportements peut placer des élèves dans une très grande souffrance et des établissements dans le désarroi.
Le collège unique qui doit garantir à tous les élèves l’acquisition du socle commun ne signifie pas nécessairement des parcours identiques. C’est dans la recherche de parcours mieux adaptés pour certains élèves et plus progressifs, plutôt que dans le doublement systématique de classe peu efficace et parfois même source de désapprentissage et de perte d’intérêt pour le jeune, qu’il faut reconsidérer l’architecture du collège. Un parcours plus personnalisé doit permettre à l’élève de retrouver de l’intérêt pour sa formation, si le cahier des charges qui constitue ce parcours inscrit l’obligation de formation au socle commun et une poursuite de scolarité dans l’établissement.
Les segpa et autres classes relais pourraient dès lors et sans exclusive réaffirmer leur légitimité, leur pertinence dans la réussite du collège unique.
Cette évolution du collège a aussi pour objectif de mieux préparer les élèves à une poursuite d’études du plus grand nombre d’entre eux au-delà de l’actuelle fin de la scolarité obligatoire.

Vers l’établissement du socle commun
C’est bien l’architecture de notre système éducatif qui doit évoluer. Le premier degré et le collège ont besoin de s’inscrire dans une réelle continuité pédagogique autour de la formation de l’élève au socle commun de connaissances et de compétences. En l’absence de volonté politique clairement affirmée autour du socle commun, les ruptures demeureront et fragiliseront les élèves, inégalement selon leur appartenance sociale.
Un véritable dialogue avec les organisations syndicales représentatives du premier et second degré est nécessaire pour que des éléments de consensus soient recherchés. Des phases d’expérimentation autour de liens renforcés entre un collège et les écoles de secteur pourraient être proposées afin d’assurer une meilleure perméabilité entre les structures.
L’organisation et le fonctionnement du collège doivent évoluer vers une redéfinition des enseignements et de leur organisation, des programmes en cohérence avec le socle commun, des temps qui composent la semaine d’un élève, et de l’espace de responsabilité que l’on reconnaît aux acteurs de terrain par de réelles marges de manoeuvre attribuées aux établissements.
Une cohérence des politiques publiques relatives à la situation et à l’accompagnement de la jeunesse est nécessaire pour que le collège évolue efficacement et durablement.
Le temps d’un collégien se partage entre l’école et sa vie sociale ; on ne peut en ignorer les interactions.
Vote du CSN : 183 votants – motion votée à l’unanimité


Education et pédagogie – CSN novembre 2009

Le SNPDEN est satisfait de la prise en compte de la validation du socle commun de connaissances et de compétences pour l’obtention du Diplôme National du Brevet. L’attestation du socle commun nécessite une évolution des apprentissages, des pratiques pédagogiques, des modes et des outils d’évaluation pour permettre la connaissance précise des acquis des élèves à la fin de la scolarité obligatoire.
Le SNPDEN considère que la conduite d’un tel changement requiert un pilotage national et une mobilisation de tous les personnels sur l’accompagnement des équipes pédagogiques dans l‘appropriation du livret de connaissances et de compétences, par le développement de la formation des enseignants dans l’ensemble des académies.
Le SNPDEN est opposé à la superposition de logiques d’évaluation différentes entre le socle commun et l’évaluation sommative. Il dénonce la complexification de l’examen qui affaiblit la portée du socle commun de compétences et de connaissances.
Le SNPDEN appelle le ministère à s’engager résolument sur la seule logique du socle commun.
Vote du CSN : 5 abstentions


Métier – Congrès Biarritz mai 2009

L’EPLE du socle commun
L’équilibre territorial doit permettre d’ouvrir une réflexion sur le lien à construire entre le 1er degré et le collège. Au vu de l’expérience acquise des réseaux d’éducation prioritaire, il n’apparaît pas souhaitable de restreindre la construction d’un établissement public au seul 1er degré tel que l’envisage la proposition de loi « EPEP ».
Sur ces bases, « l’EPLE du socle commun », associant le collège et les écoles de son secteur de recrutement, pourrait désormais trouver sa légitimité.
Le congrès mandate le BN pour prolonger la réflexion et le débat sur ce dossier
Vote du congrès : Adoptée à l’unanimité moins 21 votes contre et 28 abstentions 


Education et pédagogie – CSN novembre 2008

Le Conseil syndical national du SNPDEN, réuni les 13 et 14 novembre 2008, constate qu’aucune initiative ministérielle n’est venue depuis un an organiser ni promouvoir l’acquisition par les collégiens du socle commun de connaissances et de compétences. Les nouveaux programmes ne tiennent pas compte, dans la plupart des disciplines, du nouveau cadre pédagogique. Les méthodes de travail et les modes d’évaluation principaux n’ont pas évolué.
Le SNPDEN regrette que les espoirs suscités par la mise en place du socle commun et les efforts des équipes qui se sont mobilisées ne soient pas aujourd’hui soutenus par l’institution. Il demande que le Ministère publie les éléments de bilan et d’évaluation des PPRE et de l’accompagnement éducatif dans les réseaux de l’éducation prioritaire.
Le SNPDEN demande également le bilan et l’évaluation de la mise en place expérimentale du livret de compétences et la réalisation d’une maquette nationale accompagnée d’un plan de formation des équipes pédagogiques.
Il exige que les modalités du brevet 2009 soient rapidement établies en évitant les incohérences, sources d’injustices, du brevet 2008.
Vote du CSN : unanimité.


Education et pédagogie – CSN mai 2006

Le SNPDEN accueille favorablement le projet de décret relatif à la définition du socle commun et son annexe. Il attire néanmoins l’attention sur la nécessité d’éviter l’encyclopédisme notamment dans le domaine des connaissances.
Ce projet suscite quelques remarques quant à sa mise en œuvre :
– La question des modes de validation de ce socle reste posée. Celle-ci ne peut se concevoir que dans sa globalité, il ne s’agit en aucun cas de moyenne ni de compensation.
– Le livret de compétences est un outil privilégié pour l’évaluation et le suivi de l’acquisition des compétences (connaissances, capacités, attitudes). Ce livret doit rester la propriété de l’élève.
– L’articulation avec les programmes reste à préciser. Le socle commun ne se confond pas avec eux.
– Toute personne doit se voir garantie l’acquisition de ce socle commun dans toute la mesure du possible avant la fin de la scolarité obligatoire quel que soit son parcours de formation.
– Une formation de tous les personnels de l’éducation nationale devra précéder et accompagner ce dispositif.
Vote du congrès : adoptée avec 1 abstention


Education et pédagogie – CSN mai 2005

Le SNPDEN approuve le principe d’un socle commun, pour que tous les élèves accèdent aux savoirs, savoir-faire et savoir être indispensables, et les maîtrisent. Il n’accepte pas que ce socle soit considéré de façon réductrice comme une liste de compétences instrumentales définies a minima et présentée sous la forme de programmes disciplinaires juxtaposés. Il faut donc privilégier la mise en relation de l’ensemble des champs disciplinaires pour concourir à l’acquisition des connaissances et des compétences.
Vote du CSN : unanimité

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