Données des élèves, des familles, des personnels : nous alertons !

Publié le par François RESNAIS − Mis à jour le

Ce dossier n’a rien de technique au sens étroit du terme. Il touche à l’essentiel : les données, leur circulation, leur exploitation, leur contrôle — et donc notre responsabilité.
Le SNPDEN-UNSA a identifié des projets de textes qui ouvrent une perspective lourde de conséquences : permettre au ministère, par arrêté, d’imposer des services numériques nationaux sur des fonctions fondamentales du système d’information des établissements.
Derrière les mots de mutualisation, d’interopérabilité ou de modernisation, la question est simple : qui décide, qui contrôle, qui répond ?
Et la réponse, aujourd’hui, est trop floue.
Car dans les EPLE, quand un outil pose problème, quand une donnée circule, quand une famille questionne, quand une équipe s’inquiète, ce sont bien les personnels de direction qui sont en première ligne. Nous ne pouvons pas être comptables de flux de données que nous ne maîtriserions plus.
C’est pourquoi nous avons porté des déclarations liminaires claires : pas question de laisser s’ouvrir, au nom de l’efficacité, une boîte de Pandore en matière de circulation des données des élèves, des familles et des personnels.
Oui, nous avons déjà accepté des remontées d’informations. Mais nous savions ce que nous faisions remonter, pourquoi, et dans quel cadre. Perdre ce regard et ce contrôle sur simple décision ministérielle serait inacceptable.

Le SNPDEN-UNSA se met donc en démarche d’alerte. Nous interpellons le ministère, et nous examinerons aussi ces évolutions auprès de la CNIL.

Notre ligne est claire : la déontologie, la responsabilité des perdirs et la protection des usagers priment.
Le numérique doit rester un outil. Il ne doit jamais devenir un système qui dessaisit les établissements de toute maîtrise.

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