Analyse | Expérimentation de l’uniforme : une « croisade symbolique » ?

Publié le par Romain BERTRAND − Mis à jour le

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La DEPP vient de publier son Bilan de l’expérimentation en France de l’uniforme à l’école (à lire ci-dessous), menée sur l’année scolaire 2024-2025.
Pour le second degré, ce sont 22 établissements expérimentateurs qui sont analysés. D’un point de vue méthodologique, le travail mené par la DEPP a concilié deux approches : une enquête quantitative (sondage) dans les établissements concernés, et une enquête qualitative avec observation in situ par des chercheurs, et des entretiens avec les membres de la communauté éducative. Sur les 22 établissements secondaires concernés, 16 chefs d’établissement ont répondu : 13 font état d’une évolution positive du sentiment d’appartenance et 11 constatent une amélioration du climat scolaire, 7 chefs d’établissement jugent positive l’évolution de l’ambiance de travail, mais ils ne sont plus que 5 à percevoir une amélioration des acquis scolaires. Et on ne parle là que de déclaratif, et de réponses à un questionnaire, comme nous en recevons tant.

Une première approche de ces résultats (déclaratifs) pourrait être jugée satisfaisante, mais le biais de sélection joue ici à plein.
L’analyse de la DEPP souligne en effet que cette expérimentation a été « un dispositif porté par les directions, mais faiblement débattu collectivement », pour lequel les chefs d’établissement ont joué un rôle central dans l’adhésion et le pilotage du projet. Et ce sont eux qui donnent d’abord leur avis sur cette expérimentation, qu’ils ont soutenue et impulsée (en lien avec les élus locaux).

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