S’imaginer que les services informatiques du MEN ne seraient jamais concernés par les attaques contre ses services était évidemment une illusion bien naïve. Mais envisager que les services soient à ce point dégradés dans certaines académies, nous ne l’avions pas non plus imaginé !
Depuis le mois de juillet et une première vague de cyberattaques, nos services informatiques nationaux ou déconcentrés ont montré toutes leurs faiblesses : des fuites de données massives, des services « en rideau » encore aujourd’hui, des inquiétudes qui vont jusqu’à l’impossibilité de verser les payes des agents dans certaines académies, des perdirs au bord de la crise de nerfs et en perte de confiance… Tout ceci nous rappelle que la robustesse et la sécurité des systèmes d’information sont désormais des conditions essentielles de la continuité du service public.
Entre difficultés informatiques, dysfonctionnements des applications, le fonctionnement quotidien des EPLE est très pénalisé au moment où les établissements ont le plus besoin de fiabilité, en raison de suspensions ou ruptures de connexions aux applications.
À ce jour, la situation reste particulièrement préoccupante dans plusieurs académies, avec Nantes et surtout Toulouse fortement impactées. Une dizaine d’académies ont fait l’objet d’alertes ou d’investigations. L’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) est même désormais à la manoeuvre en lieu et place de certaines directions régionales académiques des services informatiques (DRASI) pour le traitement de la crise et les opérations de sécurisation.
État des lieux
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