Par une lettre de saisine en date du 24 décembre, le ministre de l’Education nationale a demandé au Conseil Supérieur des Programmes d’élaborer un projet de programme pour un nouvel enseignement facultatif de “Français et culture antique” pour la classe de sixième, et de formuler des recommandations pour sa mise en œuvre à titre expérimental à la rentrée 2021.
A raison de 2 heures hebdomadaires, ce nouvel enseignement facultatif “ne proposera pas aux élèves intéressés l’apprentissage précoce d’une langue ancienne mais devrait leur permettre « d’aborder de manière plus consciente la structure et la sémantique de la langue française par le détour fructueux des langues anciennes”. Il est par ailleurs destiné à répondre “aux besoins cruciaux des élèves, notamment des moins favorisés tels que les relèvent les évaluations nationales” précise la lettre de saisine.
Cet enseignement devrait s’inscrire concrètement dans “la continuité des apprentissages du français au cycle”, selon 3 objectifs :
- assurer, par le relais du latin, la consolidation des acquis grammaticaux ;
- favoriser, par l’approche du latin mais aussi du grec, la maîtrise et l’enrichissement du lexique ;
- contribuer à l’enrichissement culturel.
Sa création n’impliquera pas de modification des programmes de l’enseignement facultatif de LCA des autres classes du collège, mais gagnera cependant à ménager des articulations avec cet enseignement.
À partir des propositions et recommandations formulées par le CSP, attendues pour la fin février, le Ministère déterminera ensuite le nombre d’établissements concernés par l’expérimentation et les modalités de son financement.
Afin de répondre à cette demande, le CSP a missionné, dès le début de l’année 2021, un groupe d’experts sur le sujet.