Communiqué de presse

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Les EPLE, « services de réanimation » de l’enseignement secondaire ?

Toutes proportions gardées, les EPLE pourraient bien jouer le rôle de services de proximité de traitement des situations graves de ruptures avec la scolarisation, à l’instar de ce qui s’est produit dans les hôpitaux publics pour porter assistance à nos concitoyens en situation de détresse médicale.

Nos établissements secondaires sont en effet les structures opérationnelles de terrain qui s’organisent pour prendre en charge, et depuis le 18 mai pour une majorité de collèges, les dégâts plus ou moins importants causés chez les plus faibles et les plus en difficulté de nos élèves, par au moins huit semaines de suspension des enseignements en présentiel dans les EPLE.

Ils sont les plus à même de mener cette mission avec adaptabilité et efficacité, car au plus près d’une connaissance fine des situations des élèves, grâce à l’action de tous les personnels. Ceux-ci ont, sur la durée du confinement, déployé efforts et énergie pour garder ou retisser le lien avec les décrocheurs.

Pour atteindre ces objectifs, les établissements ont besoin de politiques pérennes, d’un cadre clair, de consignes stables, et de moyens assurés à la hauteur des obligations sanitaires ou des besoins à mobiliser, tant au plan des personnels que des matériels. Pour ce faire, ils pourraient aussi aisément se passer d’injonctions contradictoires, de fluctuations de directives, de mises à jour surprises et de pressions en tous genres, qui de fait complexifient ou entravent leur action.

A la tête de ces EPLE, les personnels de direction, en cadres responsables, sont des professionnels reconnus et expérimentés qui savent et sauront avec raison, sagesse et souci du bien commun, mettre en œuvre des dispositifs adaptés pour accueillir, dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire possibles, les élèves qui ont le plus besoin d’un retour en classe. Il s’agit donc de les laisser bien faire plutôt que de leur expliquer comment faire et pour combien.

Comme nos collègues de la fonction publique hospitalière (FPH), nous avons la volonté d’assumer nos missions de service public, car elles correspondent, dans ce contexte de sortie partielle de crise, aux valeurs majeures que nous portons pour l’école et qui donnent du sens à notre engagement. Avec de la sérénité et de la constance, les EPLE et les personnels de direction sauront eux aussi, dans la durée,  faire la preuve de leur efficacité. Ils l’ont fait avant le confinement, ils l’ont fait pendant, et ils le feront après, même si tout le monde voit bien que cette troisième étape est à la fois et la plus complexe et la plus essentielle pour nos publics scolaires les plus fragiles !

Ph VINCENT, Secrétaire général

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